Une ex-enseignante de Saignelégier condamnée pour négligence

Une élève s’était gravement coupée à un poignet lors d’une activité de cuisine en 2014, la ...
Une ex-enseignante de Saignelégier condamnée pour négligence

Une élève s’était gravement coupée à un poignet lors d’une activité de cuisine en 2014, la fonctionnaire écope de 30 jours-amende avec sursis

Sous réserve d'appel, la victime pourra faire valoir des prétentions pécuniaires devant le civil. Sous réserve d'appel, la victime pourra faire valoir des prétentions pécuniaires devant le civil.

Une ex-enseignante de l’école secondaire de Saignelégier a été reconnue coupable de négligence ce mardi par le juge pénal devant le tribunal à Porrentruy. Cette fonctionnaire, aujourd’hui retraitée, a écopé de 30 jours-amende à 10 francs avec sursis pendant deux ans pour des faits qui remontent à 2014.


Les élèves pas suffisamment avertis du danger

Alors qu’elle faisait découper des ronds de pâte à trois élèves lors d’une activité de cuisine, une jeune fille s’est gravement coupée. Une artère et un tendon sectionnés. Trois opérations chirurgicales. Tout cela pour avoir simplement appuyé sur une de ces petites boîtes de Petri en verre, habituellement utilisées en biologie, qui s’est brisée sous la pression. C’est justement là que débute la négligence selon le juge, ce matériel étant inadapté pour la cuisine. « Si on utilise ça, lance Pascal Chappuis en brandissant un emporte-pièce de pâtisserie, on ne se taille pas le poignet ! » Les élèves n’ont, de plus, pas été avertis du danger ni de la fragilité de ce verre très fin. « Cela paraissait tellement évident que je n’ai pas jugé nécessaire de les prévenir », lâche la professeure de sciences pourtant rompue à la manipulation de ce type d’ustensile.


Des conséquences dramatiques

Elle affirme cependant avoir demandé de découper des ronds de pâte à l’aide un couteau en tournant autour de la fameuse boîte de Petri. Faux selon la plaignante, soutenue par les témoignages des deux autres élèves présents, la consigne était d’appuyer sur l’outil en verre comme sur un emporte-pièce. « Ce couteau, il n’y a que vous qui en parlez », relève le juge en s’adressant à l’enseignante. « Ça fait 5 ans que j’attends des excuses, qu’on me dise que ce n’est pas de ma faute. Cet instant a changé ma vie », pleure la jeune élève âgée de 16 ans au moment de l’accident. Cinq ans plus tard, elle devra peut-être subir une quatrième opération et n’a toujours pas retrouvé toutes ses facultés avec sa main droite. Elle a également dû tirer un trait sur son Sport-études volleyball et d’autres activités qu’elle pratiquait telles que le piano et la guitare. /jpi


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