Le patron de bar aurait violé deux clientes

Triste histoire devant le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers. Un homme aurait ...
Le patron de bar aurait violé deux clientes

Triste histoire devant le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers. Un homme aurait violé deux handicapées plusieurs fois. Le Ministère public requiert 6 ans de prison contre ce patron de bar quinquagénaire

L'homme aurait rencontré ses proies dans son établissement. (Photo: illustration). L'homme aurait rencontré ses proies dans son établissement. (Photo: illustration).

Six ans de prison, c’est ce que requiert le Ministère public dans une sordide histoire de viol. Un patron de bar a comparu mardi devant le Tribunal criminel du Littoral et du Val-de-Travers à Neuchâtel. Ce quinquagénaire est accusé d’avoir abusé de deux jeunes clientes entre 2010 et 2015. Les plaignantes auraient notamment été victimes de viols et de contraintes sexuelles alors qu’elles souffrent d'un handicap mental et de troubles psychiques. Le prévenu aurait en outre profité d’assouvir ses penchants sexuels en forçant une des jeunes femmes à des rapports à plusieurs sans protection.


Procureure dégoûtée

« Une bassesse qui révolte la conscience ». C’est ainsi que le Ministère public a qualifié cette affaire. Dans son réquisitoire, la procureure Sylvie Favre a déclaré qu’il ne fallait pas laisser les sentiments décider, mais la loi. Toutefois, les actes du prévenu sont qualifiés de « cruels ». Selon le Ministère public, l’homme a utilisé la domination et l’humiliation pour arriver à ses fins soit assouvir ses penchants sexuels avec des femmes incapables de se défendre. La procureure a d’ailleurs déclaré : « Ça fait vomir de se servir du handicap de la sorte ».

Pendant son interrogatoire, le quinquagénaire s’est défendu d’avoir profité des deux plaignantes. Dans un témoignage confus, il a avancé qu’il avait toujours été correct dans ses rapports et n’a pas exploité la faible santé mentale des plaignantes pour arriver à ses fins. Il a déclaré qu’il n’avait même pas remarqué que les présumées victimes étaient handicapées. « Je ne rigole pas avec les handicapés. Je suis certainement celui qui s’en soucie le plus. » a-t-il prévenu.


A plusieurs, sans protection

Dans les faits qui lui sont notamment reprochés, le patron de bar aurait violé la première femme et forcé la deuxième à plusieurs rapports sexuels non conventionnels avec des étrangers, sans protection. En outre, il aurait profité de sa détresse psychologique de cette denière pour lui extorquer de l’argent.

Dans son réquisitoire, le Ministère public a souligné que le handicap des femmes est visible, et le prévenu l’avait bel et bien vu. Pour la partie plaignante, l’âge mental d’une des victimes est égal à celui d’une enfant de 7 ans. Selon la procureure, le patron de bar était conscient que ce n’était pas légal dès le début. « Est-ce qu’une femme normalement constituée accepte des relations à 3 avec des partenaires inconnus dans un milieu défavorisé sans préservatif ? » a-t-elle encore ajouté. « Non ! Sauf si elle n’en est pas consciente. »


Une vengeance ?

De son côté, la défense prône une vengeance de la part des plaignantes. Une des victimes présumées n’aurait pas supporté que le quinquagénaire privilégie sa relation avec sa femme à ses dépens. Elle aurait ensuite saisi la justice. La défense demande donc l’abandon de toutes les charges sauf la possession de pornographie qui doit être puni par une peine pécuniaire.

Le jugement sera rendu jeudi matin. /jha


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