L’appli Yuka, prête à scanner la nourriture suisse

Cette application, disponible depuis mardi en Suisse, permet de connaître instantanément le ...
L’appli Yuka, prête à scanner la nourriture suisse

Cette application, disponible depuis mardi en Suisse, permet de connaître instantanément le contenu d’un produit et son impact sur la santé, au moyen d’une note. A quel point peut-on lui faire confiance ?

L'application Yuka permet de scanner les aliments et de comprendre comment ils sont composés (photo : PxHere) L'application Yuka permet de scanner les aliments et de comprendre comment ils sont composés (photo : PxHere)

Scanner ses aliments, pour manger plus sainement : c’est la promesse de l’application française Yuka, créée en 2016. Le programme s’est mis à l’heure suisse mardi : auparavant disponible uniquement en France et en Belgique, il est désormais possible de le télécharger en Suisse et au Luxembourg. En mars, Yuka comptait plus de 9 millions d’abonnés francophones et d’autres applis de ce genre existent.

Le concept est simple : un petit scan sur une boîte de biscuits, une bouteille de soda ou un pot de miel, et le tour est joué. Vous êtes désormais incollable sur ce que contient le produit choisi. Et surtout, l'appli vous indique à quel point le produit est bon ou non pour la santé. Une note sur 100, un code couleur : si c’est vert, tout va bien, mais si c’est rouge, il faut être plus mesuré et se méfier de certains ingrédients.


Aider les consommateurs à comprendre ce qu'ils mangent

Une lecture simplifiée qui est très appréciable, selon Barbara Pfenniger, responsable alimentation à la Fédération romande des consommateurs (FRC) : elle estime qu'il faut aider les consommateurs à comprendre et évaluer ce qu’ils mangent, pour leur éviter d’ingérer trop de sucres, trop de graisses saturées ou trop de sel, par exemple.
Pour autant, Barbara Pfenniger a constaté que les applis de scan alimentaire sont encore peu usitées en Suisse : sortir son téléphone, scanner les emballages, comparer les produits au supermarché, c’est trop long. La FRC veut donc inciter les marques à s’inspirer de ces applis, en faisant directement figurer un nutriscore sur l’emballage. Cet algorithme calcule les apports nutritionnels de chaque aliment, puis les notes en fonction du sucre, du sel, des protéines, des fibres, etc.


Une application qui a des limites

Barbara Pfenniger rappelle les limites de ces indications nutritionnelles, qui ne sont que des notes : elles permettent de comparer les produits, mais pas de savoir comment il faut se nourrir. « Pour ça, on a la pyramide alimentaire ! », précise-t-elle.

Pascal Jornod, diététicien à l’Hôpital du Jura, estime que ces applications sont à utiliser avec précaution : « On peut les utiliser comme source d’information, mais il faut avoir du bon sens et ne pas développer de psychose. »

L'avis mitigé de Pascal Jornod, diététicien à l'HJU :

En France, ce système de notation des produits semble faire bouger les choses du côté des entreprises : Fleury-Michon par exemple s’est engagée à évoluer pour produire des aliments plus sains. /cto


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