Bilan de la sécurité routière globalement stable

La Police cantonale neuchâteloise a présenté ses chiffres pour 2018. Le nombre de blessés connaît ...
Bilan de la sécurité routière globalement stable

La Police cantonale neuchâteloise a présenté ses chiffres pour 2018. Le nombre de blessés connaît une légère augmentation et le comportement des conducteurs reste l'une des causes principales des accidents

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le plus grand nombre d'accidents avec blessés ne se fait pas par temps hivernal. (photo d'archives). Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le plus grand nombre d'accidents avec blessés ne se fait pas par temps hivernal. (photo d'archives).

C’est un bilan globalement stable qu’a présenté ce mercredi la Police cantonale neuchâteloise. Le nombre d’accidents avec blessés est en hausse avec 335 cas en 2018 contre 284 pour 2017. L’année écoulée aura cependant été moins meurtrière avec 5 morts à déplorer contre 7 en 2017.

Le comportement des conducteurs reste la cause principale des accidents. L’inattention, la vitesse, mais aussi le non-respect des priorités et des distances de sécurité font partie des fautes régulièrement relevées. Concernant les distances de sécurité insuffisantes entre les véhicules, la police observe une recrudescence de ce genre de cas depuis quelques années. Elle prévoit de mettre l’accent sur ce comportement à travers une campagne de sensibilisation cette année.

Le problème du comportement des automobilistes sur la route pourrait aussi venir des smartphones. La police, jusqu’à présent, ne contrôlait l’usage des téléphones portables, lors d’accidents, seulement en cas de lésions mortelles. Elle devrait étendre ces contrôles pour les accidents avec des blessés graves. Notre entretien sur ce sujet avec le commandant de la Police cantonale neuchâteloise, Pascal Luthi.

Outre le comportement des conducteurs, leur incapacité à la conduite reste l’autre fléau des routes. L’abus d’alcool tient toujours la première position des fautes constatées avec un taux d’infraction qui s’élève à 8,18% en 2018 contre 6,62% en 2017. Cette augmentation est principalement due aux contrôles des policiers, moins nombreux, mais plus ciblés. Le nombre d’accidents dû à l’alcool est quant à lui en baisse.

Autre constat, celui de la consommation de stupéfiants. La méthode utilisée par la police dans ce domaine a connu une nette évolution ces dernières années. Alors que les contrôles ne se faisaient que lors d’accidents jusqu’en 2016, les forces de l’ordre procèdent maintenant dès le stade du doute. Il en résulte une forte augmentation des personnes contrôlées positives aux stupéfiants : 185 en 2018 contre 75 en 2016. Cependant, le nombre d’accidents dus à la consommation de produits interdits reste stable : 15 en 2018 contre 18 en 2017.


Plus d’accident par beau temps

Dernière statistique intéressante, la plupart des accidents de la route avec blessés ont lieu par beau temps et sur des routes sèches. La police explique ceci par une attention moins grande de la part des conducteurs par beau temps. La vitesse est également plus élevée que la nuit ou lors d'une météo pluvieuse ou hivernale. Les heures les plus sujettes aux accidents sont les heures de pointe où la circulation est plus dense, tant le matin entre 8h et 9h qu’entre 16h et 18 heures. Quant aux mois connaissant le plus d’accidents, il s’agit de juin et de septembre. /rgi


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