Un nouveau projet pour les réfugiés LGBTI de Neuchâtel

Afin d’apporter une sécurité aux réfugiés LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, ...
Un nouveau projet pour les réfugiés LGBTI de Neuchâtel

Afin d’apporter une sécurité aux réfugiés LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, et intersexes), le collectif « Asile LGBTI+ Neuchâtel » se calque sur un projet genevois. Il vise également à produire des connaissances sur cette population minoritaire et discriminée

A Neuchâtel, de plus en plus de personnes concernées par les thématiques LGBTI demandent l’asile. (Photo : l'AMAR) A Neuchâtel, de plus en plus de personnes concernées par les thématiques LGBTI demandent l’asile. (Photo : l'AMAR)

Les réfugiés LGBTI+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, et intersexes + les autres identités de sexe, de genre et/ou de sexualité non-hétérosexuelles et non-cisgenres) vivent parfois dans l’insécurité en Suisse. Le projet « Asile LGBTI+ Neuchâtel », qui fait écho à un collectif genevois, voit le jour pour les accueillir et les accompagner. En trois ans, le nombre de sollicitation a triplé à Genève. Actuellement, avec l’arrivée de la nouvelle procédure d’asile, de plus en plus de réfugiés concernés par les thématiques LGBTI veulent s'installer sur le territoire suisse. En plus de répondre aux besoins de ces personnes, il tend à sensibiliser les autorités et la population à ces thématiques.

Il est actuellement difficile de chiffrer le nombre de personnes LGBTI demandant l’asile car peu osent affirmer leur statut lors de la première audition, par manque de sécurité. En effet, la peur ne leur permet pas toujours de dévoiler la raison de leur fuite.

Selon le dernier rapport annuel de « Asile LGBTI+ Genève », ces réfugiés proviennent essentiellement du Sénégal, d’Algérie, de Syrie, d’Afghanistan, du Cameroun, ou encore d’Iran. Ce sont majoritairement des hommes cisgenres homosexuels qui contactent l'association. Alors que certains ont milité dans leur pays d’origine pour dénoncer les pratiques, beaucoup d’autres préfèrent rester discrets pour garder une certaine sécurité. Cela dit, ces personnes qui choisissent de se cacher dans leur pays minimisent leur chance d’obtenir l’asile.


Présentation du projet jeudi 7 février dans les locaux de l'AMAR

Le collectif « Asile LGBTI+ Neuchâtel » présente son nouveau projet jeudi 7 février dans les locaux de l’AMAR (le Lieu Autogéré Multiculturel d’Accueil et de Rencontres) à Serrières. Lors de cette rencontre, un couple de lesbiennes de Colombie, ayant fait toute la procédure d’asile en Suisse, viendra témoigner. /iae



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