Raréfaction des oiseaux d’eau sur les lacs de la région

Un recensement a été effectué au début du mois de janvier : avec environ 67'000 oiseaux sur ...
Raréfaction des oiseaux d’eau sur les lacs de la région

Un recensement a été effectué au début du mois de janvier : avec environ 67'000 oiseaux sur les lacs de Neuchâtel et de Morat, le résultat apparaît inférieur à la moyenne des comptages des 10 dernières années

Le recensement sur le lac de Neuchâtel a été compliqué, en raison du vent d'ouest. (photo : archives) Le recensement sur le lac de Neuchâtel a été compliqué, en raison du vent d'ouest. (photo : archives)

Les lacs de la région abritent un peu moins de canards et d’oiseaux d’eau que ces dernières années. Un recensement effectué au début du mois a permis de dénombrer 67'333 individus. Un résultat légèrement inférieur à la moyenne des comptages de ces dix dernières années, selon l'Association de la Grande Cariçaie (AGC). Il a été en partie influencé par les conditions difficiles au nord des deux lacs, en raison de fortes rafales de vent et de la pluie.

Les trois quarts des oiseaux du lac se trouvaient le long de la rive sud du lac de Neuchâtel. Parmi ceux-ci, 37% se situaient dans les réserves internationales d'oiseaux d'eau OROEM (pour ordonnance sur les réserves d'oiseaux d'eau et de migrateurs d'importance internationale et nationale), précise le communiqué.

Les plus gros rassemblements ont été observés entre Cheyres et Estavayer-le-Lac (FR), avec 17'374 oiseaux dénombrés au total dans ce secteur, toutes espèces confondues (37% des effectifs de la rive sud, et 27% de l'effectif total du lac).


Vent d'ouest

Un courant d'ouest s'était installé en Europe centrale peu avant le recensement, amenant des précipitations abondantes dans l'est des Alpes et dans les Balkans. Le jour du recensement, le 13 janvier, il a compliqué les comptages du nord des lacs de Neuchâtel et de Morat, produisant de grandes vagues crêtées et limitant drastiquement les observations au large.

Les oiseaux d'eau proches des rives ont tenté de se protéger de ces conditions en se réfugiant aux abords des roselières lacustres. L'effectif recensé a donc probablement été sous-estimé, particulièrement pour les espèces fréquentant le large, constate l'association.

Le niveau toujours bas du lac de Neuchâtel, à 429,1 mètres, a néanmoins permis de conserver un bon nombre de canards de surface, qui étaient déjà bien présents en novembre. Les grands effectifs sont à attribuer aux fuligules milouins et morillons, ainsi qu'à la nette rousse. Ces trois espèces forment près de 68% de l'effectif total des deux lacs. /cto-ats


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