La culture neuchâteloise joue gros en 2019

La pression politique est forte sur plusieurs institutions, dont le Musée des Beaux-Arts du ...
La culture neuchâteloise joue gros en 2019

La fermeture de la Haute-École de musique se jouera dans les urnes l'année prochaine. La pression politique n'épargne pas non plus le Musée des Beaux-Arts du Locle. Le commentaire de Gabriel de Weck

L'une des photos de l'artiste américaine Alex Prager, actuellement exposée au Musée des Beaux-Arts du Locle. L'une des photos de l'artiste américaine Alex Prager, actuellement exposée au Musée des Beaux-Arts du Locle.

2019 sera une année cruciale pour la culture dans le canton de Neuchâtel. Le peuple pourra se prononcer sur la fermeture de la Haute Ecole de Musique. De son côté, le PLR du Locle entend bien mettre une pression financière sur les musées de la Mère Commune, à commencer par le Musée des Beaux-Arts. De quoi inspirer un commentaire à Gabriel de Weck :

D’abord Londres, ensuite Le Locle et après seulement, d’autres villes en Europe. Oui, certaines des photos d’artistes de renommée mondiale actuellement visibles au Musée des Beaux-Arts du Locle le sont quasi en primeur. Il faut le dire : ce musée fait aujourd’hui jeu égal avec des galeries internationales grâce au talent de sa directrice, Nathalie Herschdorfer. C’est aussi pour beaucoup, et j’en suis, une incitation à se rendre dans la Mère Commune. Mais au lieu de faire la fierté de tous, le MBAL est depuis peu la cible de chiens de garde de coffre-fort. Le PLR local propose de couper un demi-million de francs dans le fonctionnement des trois musées de la ville, pour éviter une hausse d’impôts et pour compenser les pertes financières de la cité. Sont aussi touchés le Musée de l’horlogerie du Château des Monts et les Moulins souterrains du Col-des-Roches. Autant dire, de sérieuses difficultés en vue, voire une mort programmée pour de remarquables institutions. Même si pour les libéraux radicaux loclois, notre porte-monnaie s’en portera bien mieux. Faux calcul. Gardons-nous de valider de telles propositions. Ce n’est pas en transformant nos villes et notre canton en désert artistique que nous serons plus prospères et plus intelligents. Bien au contraire. Pour ces raisons et pour faire mentir cette politique, je n’ai pas trouvé de meilleure résolution pour 2019 que de retrouver le chemin des musées, des théâtres et des salles de concert, en espérant que ce ne soit pas leur dernière année.

2019, c’est aussi l’année où se tiendra la Journée de la Culture, mise sur pied le 23 mars par l’Etat de Neuchâtel. Le gouvernement achève ainsi une période de consultation auprès des milieux concernés dans le but de réviser la loi sur l’encouragement des activités culturelles, inchangée depuis 1991. /gwe


 

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