Strasbourg en deuil

La ville alsacienne est sous le choc au lendemain de l’attaque qui a touché le marché de Noël ...
Strasbourg en deuil

La ville alsacienne est sous le choc au lendemain de l’attaque qui a touché le marché de Noël. L’assaillant court toujours

La chasse à l’homme est toujours en cours après la fusillade survenue mardi soir à Strasbourg. L’auteur des coups de feu – un fiché S de 29 ans qui aurait également été emprisonné en Suisse selon certains médias – reste introuvable malgré la mobilisation de 720 membres des forces. 

Lors d'une conférence de presse, le procureur de Paris Rémy Heitz a déclaré : « le terrorisme a encore frappé ». Il a précisé que l'enquête était aux mains de la section antiterroriste. 

Quant au bilan de l’attaque, il a été corrigé à de nombreuses reprises, signe de la confusion qui règne dans la ville alsacienne. Les dernier chiffres annoncés par la ministre de la Santé Agnès Buzyn faisaient état de deux morts, une personnes en état de mort cérébrale et treize blessés. Selon Pascal Bilbault, chef de service à l’hôpital de Strasbourg, les victimes ont entre 20 et 65 ans, et sont traitées pour des blessures par balles et des coups de couteau.

 

Urgence attentat

La France se trouve en urgence attentat, soit le niveau maximum de Vigipirate. L’auteur des coups de feu est suivi pour radicalisation dans sa pratique religieuse. Il n’a cependant jamais donné de signe de passage à l'acte. Pour l’heure, la traque se poursuit.

Face à l’horreur, de nombreux internautes assurent que le gouvernement ou les services secrets sont à l'origine de l'attaque. Des internautes qui évoquent une diversion de l’Etat empêtré dans la crise des gilets jaunes depuis plus d’un mois. La France dément fermement ces théories du complot.

Le drame a eu lieu mardi soir en plein centre-ville, où se tient le marché de Noël. Alexandre Lesmes tient un salon de coiffure rue des Grandes Arcades, l’une des rues où la fusillade a eu lieu. Il était encore en service lorsque les premiers tirs ont été entendus :

 On a cru d’abord que c’était des pétards, puis on a entendu des cris, des gens qui couraient.

Parmi les personnes qui sont restées confinées mardi soir, Nicolas Berret. Ce Jurassien est étudiant à Strasbourg. Il était en cours à 200 mètres du lieu de la fusillade :

 Je n’ai jamais vu Strasbourg comme ça, il n’y avait plus personne dans la ville.

Aux dernières nouvelles, la situation à Strasbourg reste tendue. La préfecture du Bas-Rhin a annoncé un niveau d’urgence attentat sur l’ensemble du territoire. Les rassemblements et les manifestations sont interdits à Strasbourg.

 

Situation en Suisse

En Suisse, les forces de police sont aussi mobilisées à la suite des événements de Strasbourg. C’est VigiPol qui coordonne le dispositif en Suisse romande. Pour l’instant, la situation dans le pays n’est pas préoccupante. Les explications du responsable de l’information et de la prévention à l’Etat-major Vigipol pour les polices romandes et du Tessin, Jean-Christophe Sauterel :

La mobilisation est également renforcée aux frontières. L’administration fédérale des douanes est en contact étroit avec les autorités du pays et des pays étrangers concernés, en particulier la police aux frontières et la Deutsche Bundes Polizei. Le dispositif a été renforcé momentanément à la frontière nord. Des mesures ont été prises en adéquation avec la situation actuelle.

La police cantonale jurassienne a également procédé à des contrôles routiers mercredi matin aux sorties de l’autoroute A16. /cto-rch-tna-mwi


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