Les experts médicaux ne sont pas unanimes et en l’absence d’autopsie, impossible d’affirmer que la mort du piéton est la conséquence de l'accident. La Cour pénale de Neuchâtel est arrivée à cette conclusion mardi en examinant le cas d’un automobiliste ayant renversé un passant le 3 février 2016 à Fleurier. Elle ne retient pas l’homicide par négligence comme le demandait le Ministère public, mais elle admet partiellement son appel en condamnant le prévenu à une plus lourde peine. En première instance, en mars 2018, le Vallonnier de 56 ans avait écopé de 120 jours-amende avec sursis pendant trois ans. La Cour pénale l’a condamné à 180 jours-amende avec sursis pendant trois ans. L’homme, reconnu coupable de lésions corporelles graves par négligence et violation des devoirs en cas d’accident, devra s’acquitter d’une partie des frais de justice.
L’automobiliste ne s’était pas arrêté après avoir causé l’accident. Le piéton renversé avait eu un traumatisme sévère avec de multiples fractures. Il souffrait déjà de plusieurs pathologies et son état de santé s’était dégradé après des complications survenues à la suite de l’opération impliquée par l’accident. Cet homme de 74 ans était décédé un mois et demi après.
Selon le premier jugement, le prévenu est un chauffard maladroit mais pas un chauffard sans scrupules. Une appréciation erronée pour le Ministère public, qui avait fait appel, qualifiant la peine « d’insoutenablement légère ». Il demandait huit mois de peine privative de liberté avec sursis pendant trois ans.
Une fois les considérants écrits reçus, les parties auront 30 jours pour recourir au Tribunal fédéral. /msa









