Au tribunal pour escroquerie et abus de confiance

Une commerçante du Vallon a bénéficié des largesses d’une riche dame âgée. Elle a comparu devant ...
Au tribunal pour escroquerie et abus de confiance

Une commerçante du Vallon a bénéficié des largesses d’une riche dame âgée. Elle a comparu devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers

La justice devra déterminer si une commerçante soupçonnée d'escroquerie a abusé de la confiance d'une vieille dame. (Image d'illustration) La justice devra déterminer si une commerçante soupçonnée d'escroquerie a abusé de la confiance d'une vieille dame. (Image d'illustration)

La vieille dame avait-elle toute sa tête ou a-t-elle été abusée ? Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers devra trancher. Une commerçante du Vallon a comparu mercredi après-midi, accusée d’escroquerie, d’abus de confiance, de faux dans les titres et de vol. Entre 2006 et 2016, la prévenue aurait réussi à soutirer plus de 385'000 francs et une maison à la victime particulièrement vulnérable. La dame, née en 1917, souffrait de solitude. Selon une expertise psychiatrique, elle souffrait aussi de démence dégénérative affectant sa mémoire et ses capacités de discernement. Elle est décédée en janvier dernier, dans un home de La Côte-aux-Fées.

Le Ministère public n’a pas de doute : la vieille dame n’était plus en mesure de gérer ses affaires, elle n’avait plus toute sa tête et s’est fait abuser. Il estime que la prévenue doit être condamnée à 14 mois de peine privative de liberté avec sursis et que l’immeuble saisi au cours de l’enquête doit être confisqué et dévolu à l’Etat.

Selon l’avocat de la commerçante accusée, rien ne prouve que ce qui a été versé ne relève pas de la pure et simple volonté de la vieille dame. Il s’appuie sur divers témoignages pour contrer l’expertise psychiatrique et affirmer que la retraitée avait du caractère et qu’elle savait ce qu’elle faisait. Il souligne que d’autres personnes ayant profité de ses largesses n’ont pas été inquiétées. La défense demande donc l’acquittement, au moins au bénéfice du doute.

La prévenue, émue, a détaillé les soins et l’attention qu’elle a apportés à la vieille dame, en particulier quand elles vivaient sous le même toit. Cette personne faisait partie de sa famille a-t-elle dit. À la fin de l’audience, dans un long sanglot, elle a confié qu’elle ne savait plus quoi faire. « C’est dur d’entendre de quoi on m’accuse. Moi je voulais faire les choses comme il faut, signer les papiers et rembourser, mais c’est elle qui ne voulait pas ».

Le verdict sera rendu par écrit, mais probablement pas avant l’année prochaine. /msa


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