Ligne directe : soutien du comité du Lötschberg

Le Comité du Lötschberg estime que le projet entre les deux villes neuchâteloises est mûr et ...
Ligne directe : soutien du comité du Lötschberg

Le Comité du Lötschberg estime que le projet entre les deux villes neuchâteloises est mûr et doit être intégré dans l'étape d'aménagement 2035

La ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds a les faveurs du Comité du Lötschberg. La ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds a les faveurs du Comité du Lötschberg.

Le Comité du Lötschberg espère que les Chambres suivront le Conseil fédéral dans sa volonté d'aménager le tunnel de base du Lötschberg. Il veut aussi des engagements fermes pour la ligne directe entre Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds et le « maillon central de Bâle ».

Le comité milite pour l'intégration sans délai de la ligne directe entre les deux villes neuchâteloises, « un projet mûr » à ses yeux, dans le PRODES 2035, ont indiqué mardi ses responsables dans la galerie excavée du tunnel, à Frutigen (BE). Il y a deux semaines, le Conseil fédéral avait privilégié, en l'état, la construction d'un tunnel pour éviter le rebroussement de Chambrelien.

La ligne directe entre Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Le Locle est considérée comme l'élément-clé pour l'Arc jurassien, a insisté le directeur général du BLS Bernard Guillelmon. « Sa réalisation permettra de plus de régler définitivement le problème du goulet d'étranglement de Neuchâtel-Vauseyon, en faveur du trafic des personnes et des marchandises sur l'axe est-ouest du pied du Jura. »

 

Des lacunes

La situation dans le canton de Neuchâtel incarne le fait que des « lacunes importantes » demeurent, estime le comité. Parmi celles-ci, la mise à disposition de moyens financiers pour les études autour du nœud ferroviaire de Bâle, appelé communément le « maillon central de Bâle », est essentielle.

« L'utilité de l'axe du Lötschberg serait accrue encore une fois si les lignes d'accès étaient également aménagées ». Le « maillon central de Bâle » permettra le désenchevêtrement du trafic de voyageurs et de marchandises entre la Suisse du Nord-ouest et le Mitteland (Plateau central).

Le comité demande un engagement contraignant dans l'étape d'aménagement 2035 (programme de développement stratégique de l'infrastructure ferroviaire, PRODES), « pour que le maillon central fasse partie intégrante du nœud ferroviaire de Bâle ». Ainsi, l'Office fédéral des transports et les CFF seront incités à faire avancer d'autres travaux.

 

Tunnel du Lötschberg

Parmi les projets inclus dans l'étape d'aménagement 2035, l'aménagement du tunnel du Lötschberg est le plus avancé conformément aux plans, a relevé le comité. La compagnie BLS se dit prête à agir.

Le 31 octobre, le Conseil fédéral a proposé d'équiper partiellement le deuxième tube du tunnel de base qui relie Berne au Valais. Actuellement, seuls 15 des 35 kilomètres de la galerie ont été percés et aménagés.

Après la décision du Parlement en été ou à l'automne 2019, l'approbation des plans pourra être lancée et les travaux mis au concours. La mise en œuvre, soit l'équipement de la galerie déjà excavée avec de la technique ferroviaire, est prévue dès 2022. Dès 2029, les premiers trains circuleront dans ce tunnel.

 

Poster géant

Mardi, dans la galerie excavée, les représentants du Comité du Lötschberg ont déroulé un poster géant. Du coup, en une fraction de seconde, le site s'est transformé en un tunnel complètement aménagé avec une locomotive BLS en mouvement.

Le comité était représenté par les coprésidents Barbara Egger-Jenzer, ancienne conseillère d'Etat bernoise, et Jacques Melly, conseiller d'Etat valaisan, ainsi que par la directrice Viola Amherd, conseillère nationale valaisanne, et le membre du comité Claude Janiak, conseiller aux Etats de Bâle-Campagne. /ATS-mwi


 

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