La Grande-Joux renaît de ses cendres

Nouveau départ pour la Grande-Joux. La ferme située entre Les Ponts-de-Martel et La Chaux-du-Milieu ...
La Grande-Joux renaît de ses cendres

Nouveau départ pour la Grande-Joux. La ferme située entre Les Ponts-de-Martel et La Chaux-du-Milieu, incendiée en 2016, est inaugurée ce samedi en grande pompe

La ferme de la Grande-Joux fraîchement rénovée. (Photo: Stefano Iori) La ferme de la Grande-Joux fraîchement rénovée. (Photo: Stefano Iori)

Il ne restait plus que trois murs. Aujourd’hui, la Grande-Joux prend un nouveau départ. Victime d’un incendie en mars 2016, la ferme située entre Les Ponts-de-Martel et La Chaux-du-Milieu a entièrement été reconstruite. L’inauguration se tient ce samedi en présence des autorités de la Ville de Neuchâtel, propriétaire des lieux, et des autorités des deux communes des Montagnes.

Il aura fallu environ un an de démarches administratives et un an et demi de travaux pour venir à bout de cette reconstruction qui aura coûté plus de 2,8 millions de francs, dont 2,3 millions à charge de l’ECAP, l’établissement cantonal d’assurance et de prévention, et plus de 500'000 francs octroyés par la Ville. Le chantier a présenté un certain nombre de défis. Entretien avec Nadia Ieronimo, cheffe du service des domaines de la Ville de Neuchâtel :

Il faut savoir aussi que la Grande-Joux est un bâtiment avec une certaine valeur patrimoniale. Sa façade pignon, côté sud, est classée depuis 1978. Le bâtiment se distingue aussi par les armoiries de la Ville sculptées sur le linteau de la porte d’entrée. Cette façade a été relativement préservée par l’incendie, indique Nadia Ieronimo.

Ce domaine, qui comprend 4 fermes à l’origine, est arrivé dans le giron de la bourgeoisie de Neuchâtel par le biais d’une donation du comte de Neuchâtel, Louis d’Orléans-Longueville, en 1512.

Aujourd’hui, il s’agit du plus grand domaine de la région avec ses 550 hectares de forêts, de pâturages et de terres agricoles, qui a continué d’être exploité durant cette période de travaux.

L’enquête menée après l’incendie de 2016 a déterminé que l’origine du feu était humaine et criminelle, mais le coupable n’a pas pu être identifié. En revanche, les enquêteurs ont écarté toute responsabilité du propriétaire et de l’exploitant, qui peut aujourd’hui reprendre possession de lieux au goût du jour. /sbe

La ferme de la Grande-Joux à la suite de l'incendie qui l'a ravagée en 2016. (Photo: Ville de Neuchâtel) La ferme de la Grande-Joux à la suite de l'incendie qui l'a ravagée en 2016. (Photo: Ville de Neuchâtel)


 

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