La régionalisation de l’école remise en question

Les deux syndicats neuchâtelois d’enseignants et la Fédération des associations de parents ...
La régionalisation de l’école remise en question

Les deux syndicats neuchâtelois d’enseignants et la Fédération des associations de parents d’élèves lancent une initiative populaire cantonale qui veut que l’école soit davantage pilotée par le Canton

 

« Pour une école équitable et efficiente ». C’est l’intitulé d’une initiative populaire cantonale lancée mardi par trois associations : les syndicats neuchâtelois d’enseignants, SSP et SAEN, ainsi que la Fédération des associations de parents d’élèves. Le texte propose de simplifier et d’harmoniser un système jugé inégalitaire, avec des disparités de traitement des élèves et des enseignants selon les centres scolaires.

 

Unifier la pédagogie

 

Actuellement, l’école régionale est pilotée par sept cercles régionaux couvrant 13 centres scolaires. Pour les initiants, « le problème n’est pas dans l’existence de ces entités mais dans l’importance des compétences que l’Etat leur a attribuées. Contrairement à ce qui se passe dans tous les autres cantons, des prérogatives pédagogiques leur ont été cédées, ce qui a pour conséquence notamment qu’un élève est traité différemment selon le lieu de domicile des parents ». Par exemple, les élèves n’ont pas droit aux mêmes mesures d’aide et ceux en formation spécialisée n’ont pas le même nombre d’heures ni les mêmes branches. La décision du redoublement est aussi prise par les autorités locales, décision qui peut devenir financière. Le but de l’initiative est donc d’unifier l’aspect pédagogique au niveau cantonal.

 

« Explosion des coûts »

 

Selon les porteurs du texte, la régionalisation de l’école votée en 2011 a eu pour conséquence une envolée des coûts. D’après leurs calculs basés sur les chiffres de l'OFS, entre 2011 et 2014, les coûts engendrés par l’école obligatoire neuchâteloise ont augmenté de 42 millions de francs, soit une hausse de 15,2%. Selon les syndicats, environ 12 millions s'expliquent, entre autres, par différentes réformes et mesures pédagogiques (introduction d'HarmoS, introduction de l'anglais en 7e et 8e) mais les 30 autres millions n'ont pas pu être identifiés et seraient, en partie, liés à l’augmentation des démarches administratives et des redondances engendrées par la régionalisation de l'école neuchâteloise.

Les initiants ont jusqu’au 11 février 2019 pour récolter les 4'500 signatures nécessaires. /jpp

 

 

 

 

 


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