Une filière de français s’éteint au Lycée Jean-Piaget

La filière français langue étrangère du Lycée Jean-Piaget à Neuchâtel disparaîtra à la fin ...
Une filière de français s’éteint au Lycée Jean-Piaget

La filière français langue étrangère du Lycée Jean-Piaget à Neuchâtel disparaîtra à la fin de l’année scolaire. Les réfugiés, qui constituaient une partie importante des élèves, sont redirigés ailleurs

La classe de français langue étrangère de Geneviève Hentsch au Lycée Jean-Piaget à Neuchâtel. La classe de français langue étrangère de Geneviève Hentsch au Lycée Jean-Piaget à Neuchâtel.

Le Lycée Jean-Piaget à Neuchâtel perd l’une de ses filières. Les quatre classes dédiées à l’apprentissage du français comme langue étrangère sont vouées à disparaître à la fin de l’année scolaire, comme l’indiquait Arcinfo début mars. Les premiers cours dédiés aux élèves non francophones ont été officiellement instaurés en 1887 au sein de l’institution.

Un peu plus de soixante élèves suivent ce cursus en ce moment. Certains sont des réfugiés placés dans ces cours par l'Etat et d’autres sont là pour des motifs privés mais tous viennent d’un peu partout à travers le monde.

À l’avenir, le Canton de Neuchâtel souhaite offrir un suivi plus personnalisé à ces réfugiés « en fonction de leur profil et des moyens disponibles », explique Céline Maye, cheffe du Service de la cohésion multiculturelle. Les effectifs vont ainsi devenir trop faibles au Lycée Jean-Piaget pour poursuivre l’aventure. Ces cours étaient pourtant appréciés des élèves. Reportage au sein de la classe de Geneviève Hentsch, formatrice de français langue étrangère, où les élèves devaient se débattre lundi matin avec l’apprentissage des pronoms:


Quentin Rebetez, enseignant et responsable de la filière français langue étrangère fait part de ses doutes : « On peut difficilement proposer quelque chose de tout à fait équivalent à nos étudiants, notamment en matière de mixité qui règne entre les différents publics. Ce sera donc un défi de les réorienter le mieux possible ». Ses craintes vont aussi pour les enseignants. « Avec la disparition de cette filière et la baisse des effectifs annoncée pour la rentrée prochaine, certains enseignants qui partiront à la retraite ne seront pas remplacés ».

L’abandon des cours de français langue étrangère constitue une perte pour les enseignants. Geneviève Hentsch, formatrice de français langue étrangère :

Le Lycée Jean-Piaget est aussi habilité à préparer les élèves et à leur faire passer les examens du DELF, le diplôme d’études en langue française, et son équivalent approfondi, le DALF. Le flou règne pour l’heure chez les enseignants sur l’avenir de ces entités. /sbe


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