« La saison dure quatre mois »

Le Canton de Neuchâtel a émis dernièrement une marche à suivre pour les food truck. Ce texte ...
« La saison dure quatre mois »

Le Canton de Neuchâtel a émis dernièrement une marche à suivre pour les food truck. Ce texte doit limiter la concurrence déloyale avec les restaurants traditionnels. Pour certains tenanciers de ces camions, la situation n’est pas aussi rêvée que ce que la population peut penser

Loïc Liechti tient son food truck depuis 3 ans. (Photo: Facebook). Loïc Liechti tient son food truck depuis 3 ans. (Photo: Facebook)

Tenir un food truck relève parfois du défi. Alors que le Canton de Neuchâtel a émis une marche à suivre pour mieux contrôler ces cuisines ambulantes, les tenanciers doivent se retrousser les manches pour pratiquer leur activité. Cette nouvelle réglementation vise à garantir une bonne hygiène et fixe le montant de la redevance annuelle. Mais le but voulu est de limiter la concurrence déloyale que pourraient provoquer de tels commerces par rapport à des enseignes traditionnelles.

Plusieurs restaurateurs voient d’ailleurs l’éclosion de ce phénomène de mode comme une concurrence qui verse parfois dans la facilité. Ce qui n’est pas l’avis du patron du camion de pâtes artisanales Scapino, Loïc Liechti. Selon le jeune cuisinier chaux-de-fonnier « nous payons des redevances comme tout le monde. Et il y a encore les assurances pour le camion, les réparations, le local aux normes du SCAV pour préparer les marchandises et j’en passe ». Concernant la concurrence déloyale avancée par certains restaurateurs traditionnels dans certains médias, Loïc Liechti avance un sec : « ils n’ont qu’à le faire aussi ».

 

La liberté, oui mais...

Vu de l’extérieur, un food truck c’est la liberté et une certaine simplicité, mais pour Loic Liechti, il s’agit d’une illusion de penser qu’on peut réduire les coûts avec un camion. « Il ne faut pas compter ses heures et c’est surtout une façon de vivre sa passion ».

Le jeune patron avance aussi que la saison ne dure en moyenne que quatre mois d’été. En dehors de ce laps de temps, il est difficile pour un food truck de réaliser un bon chiffre alors que les conditions climatiques qui ne sont pas des plus clémentes.

Les événements privés sont alors une des solutions de rechange, mais bien souvent les food truckers ne restent dans le circuit que 1 à 2 ans. « Je me souviens avoir fait une réunion récemment pour un festival de food trucks à Lausanne et j’étais dans les plus anciens alors que Scapino n’a que 3 ans, ce qui est plutôt perturbant ».

 

Loïc Liechti parle des difficultés:

La saison des food truck est courte. (Photo: Facebook). La saison des food truck est courte. (Photo: Facebook).

Alors effet de mode ou solution viable le food truck ?  et Loïc Liechti d’avouer que ce moyen lui permet surtout de se faire connaître afin de pouvoir ensuite s’installer dans un lieu fixe et développer ses affaires. « Le but serait de créer un take-away de qualité à La Chaux-de-Fonds sans abandonner le camion qui permet d’avoir des contacts sociaux très enrichissants dans pleins d’endroits différents». /jha


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