Le Laboratoire du Mont Terri étend ses galeries et ses recherches

Premier coup de pioche au Laboratoire du mont Terri. Les travaux d’extension du laboratoire ...
Le Laboratoire du Mont Terri étend ses galeries et ses recherches

Les travaux d’extension du site ont été lancés lundi matin : le but est de fournir de la place pour mener de nouvelles expériences

Premier coup de foreuse par Fridolin Wicki, directeur de swisstopo Premier coup de foreuse par Fridolin Wicki, directeur de swisstopo

Premier coup de pioche au Laboratoire du mont Terri. Les travaux d’extension du laboratoire souterrain à Saint-Ursanne ont été officiellement lancés lundi matin. Les opérations d’excavation permettront de mettre à disposition des 16 partenaires de recherches 600 mètres de galeries et de niches supplémentaires pour de nouvelles expérimentations sur les roches à Opalinus. Le même type d’argile présent sur les sites retenus par la Confédération pour un futur stockage de déchets nucléaires.

Répondre aux questions en suspens

C’est Fridolin Wicki qui a donné le premier coup de pioche… ou plutôt le premier coup de foreuse. Le directeur de l’Office fédéral de topographie swisstopo s’est réjoui de ces opérations d’extension, capitales selon lui pour poursuivre les recherches et répondre aux questions encore en suspens avant de pouvoir s’assurer d’un stockage sûr. Cette extension est par ailleurs prévue dans une argile plus sableuse que celle étudiée jusqu’ici et doit permettre de nouvelles expérimentations. Une cinquantaine de projets sont d’ores et déjà prévus pour les dix prochaines années.

Paul Bossart, directeur du Laboratoire du Mont Terri, indique que les recherches vont en premier lieu porter sur l’étanchéité de ces roches, pour vérifier qu’elles ne laissent pas passer les radionucléides jusqu’à la biosphère. Il s’agit aussi de trouver quelles barrières ingénieures sont à faire en interaction avec la roche. Ces questions sont en lien direct avec l’objectif de créer des dépôts de déchets radioactifs en couche géologique profonde. Parmi les 16 partenaires internationaux impliqués, certains cherchent également à savoir si ces argiles empêchent le CO2 de sortir via les fractures ou le long de la roche saine.

 

Bonus pour le Jura

Pour le Jura, propriétaire des installations, une gestion indépendante via swisstopo était essentielle. Pascal Mertenat, président de la commission de suivi du Laboratoire du Mont Terri, évoque par ailleurs que c’est une manière pour le canton de contribuer à la recherche sur l’entreposage de déchets, alors que le site n’accueillera lui-même jamais de déchets nucléaires. Le projet offre également des rentrées d’argent au canton par la mise à disposition du site, mais également en termes de collaborations économiques avec l’attribution par swisstopo et ses partenaires de marchés dans le Jura, et de tourisme, avec les visiteurs qui viennent chaque année visiter le Laboratoire. /ich


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