Le Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds lève le voile sur ses deux nouvelles expositions temporaires. La première expose les photographies de Serge Fruehauf, lauréat de la dernière Enquête photographique neuchâteloise. La deuxième présente des peintures issues du courant de la nouvelle objectivité
Deux nouvelles expositions temporaires voient le jour au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds. « La Nouvelle objectivité en Suisse » et « Batirama » seront vernies samedi à 17h00 et à découvrir jusqu’au 27 mai. Date à laquelle l’institution fermera ses portes pour l’été afin d’effectuer la suite des travaux qui avaient été interrompus, crise financière oblige. La rénovation de la façade et de ses vitraux ainsi que le changement des verrières sont au programme.
La Nouvelle objectivité aussi neuchâteloise
En attendant, les visiteurs auront de quoi satisfaire leur appétit culturel dans les salles du MBA. À commencer par l’exposition « La nouvelle objectivité en Suisse. » Il faut noter que ce courant, qui a émergé en Allemagne durant l’entre-deux-guerres, a trouvé un écho particulier dans la région, à travers des artistes tels que les frères Aimé, Aurèle et François Bareaud, ou Charles Humbert. La Nouvelle objectivité prône un retour à la peinture figurative, plutôt dans des couleurs froides qui rendent comptent des réalités sociales et politiques de l’époque.
Le conservateur du MBA David Lemaire revient sur les Neuchâtelois qui ont peint à cette époque.
Focus sur l'architecture contemporaine
Quant à la deuxième exposition, « Batirama », elle présente les photographies de Serge Fruehauf. Un photographe genevois qui a remporté l’année passée l’Enquête photographique neuchâteloise. Mis sur pied par la Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds, ce projet vise à enrichir les collections d’archives de l'institution avec des photographies contemporaines. Dans ce cas, Serge Fruehauf, s’est intéressé à l’architecture contemporaine dans les villes et les campagnes du canton et offre un regard décalé sur des bâtiments devant lesquels chaque Neuchâtelois passe tous les jours, sans nécessairement les regarder. /lre








