Les syndicats dénoncent une gestion trop coûteuse de l’école

La réforme de l’école obligatoire a fait exploser les charges, constate le Syndicat autonome ...
Les syndicats dénoncent une gestion trop coûteuse de l’école

La réforme de l’école obligatoire a fait exploser les charges, constate le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois. Il appelle l’Etat à améliorer la gestion du système afin de faire des économies

Les charges liées à l’école obligatoire sont montées en flèche ces dernières années dans le canton de Neuchâtel. C’est ce que constate le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois (SAEN), en se basant sur les chiffres de l’Office fédéral de la statistique qui compile les données des communes et du canton.

La hausse des dépenses annuelles pour la scolarité obligatoire atteint plus de 38 millions de francs entre 2012 et 2015, selon un article paru vendredi dans l’Éducateur, la revue du Syndicat des enseignants romands.

Part importante pour la gestion

La régionalisation du système avec la création de centres scolaires n’a donc pas permis de faire des économies, comme l’avait annoncé le Conseil d’Etat, mais a donc bien alourdi la facture, dénonce le SAEN. Selon lui, l’organisation s’est complexifiée en multipliant les acteurs et les niveaux décisionnels : canton, communes, centres scolaires, direction, etc.

De plus, près de 27% des montants alloués à la scolarité obligatoire ne sont pas destinés aux dépenses salariales liées directement à l’enseignement, écrit le SAEN. Un pourcentage bien plus élevé que dans les autres cantons romands.

Se concentrer sur une amélioration du système

Le syndicat appelle le gouvernement à renoncer à sa volonté d’augmenter les effectifs d’un élève par classe à l’école primaire et d’optimiser plutôt la gestion de ses nouvelles structures scolaires, afin d’économiser au niveau administratif et non sur le dos des enseignants et des écoliers.

« L’Etat de Neuchâtel ne subventionne que les postes d’enseignants, mais pas les postes administratifs. C’est un coût porté uniquement par les communes », rappelle Monika Maire-Hefti. Pour la conseillère d’Etat en charge de l’éducation, optimiser la gestion ne permettrait donc aucunement au canton de faire des économies. Elle rappelle que c’est le Grand Conseil qui a décidé en 2012 de ne pas cantonaliser l’école obligatoire mais de laisser l’autonomie aux communes en créant des cercles scolaires. /mvr


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