« No Billag aurait des conséquences dévastatrices pour l’information de proximité »

« A l’échelle du canton de Neuchâtel, l’initiative No Billag est dangereuse. » Partant de ce ...
« No Billag aurait des conséquences dévastatrices pour l’information de proximité »

Le comité neuchâtelois contre l’initiative No Billag s’est présenté mercredi à Neuchâtel. Il bénéficie d’un large soutien de l’économie, du sport, de la politique et de la culture

Le comité neuchâtelois contre No Billag a présenté ses arguments à La Maladière. (de gauche à droite : Jean-Claude Baudoin, président de l’Union neuchâteloise des Arts et Métiers, Raphaël Comte, conseiller aux Etats et coprésident, Jacques-André Maire, conseiller national et coprésident, Bernard Challandes, entraîneur de football, David Taillard, président de l’Union syndicale neuchâteloise et Anaïs Emery, directrice du NIFFF. Le comité neuchâtelois contre No Billag a présenté ses arguments à La Maladière. (de gauche à droite : Jean-Claude Baudoin, président de l’Union neuchâteloise des Arts et Métiers, Raphaël Comte, conseiller aux Etats et coprésident, Jacques-André Maire, conseiller national et coprésident, Bernard Challandes, entraîneur de football, David Taillard, président de l’Union syndicale neuchâteloise et Anaïs Emery, directrice du NIFFF.)

« A l’échelle du canton de Neuchâtel, l’initiative No Billag est dangereuse. » Partant de ce constat, un grand nombre de personnalités, d’entreprises, d’associations, d’institutions, et de partis politiques neuchâtelois ont créé un comité pour défendre le NON lors de la votation du 4 mars prochain.

Le groupe, qui est coprésidé par le conseiller aux Etats PLR Raphaël Comte et par le conseiller national PS Jacques-André Maire, a présenté  ses arguments mercredi matin à Neuchâtel. Etaient présents, en plus des deux présidents, Anaïs Emery, la directrice du NIFFF, Jean-Claude Baudoin, le président de l’Union neuchâteloise des Arts et Métiers, l’entraîneur de football Bernard Challandes et David Taillard, le président de l’Union syndicale neuchâteloise.

En outre, le comité a présenté une longue liste de personnalités neuchâteloises demandant le refus de l’initiative. Ils sont déjà près de 160 à soutenir le NON.
 

« Notre canton deviendrait un véritable désert audiovisuel »

Parmi les nombreux arguments avancés, le groupe relève que les vraies victimes de No Billag seraient les auditeurs et les téléspectateurs. En cas de oui, ces derniers devraient payer plus cher pour des émissions moins diversifiées et dispersées sur de nombreuses chaînes. L’information régionale disparaîtrait dans les régions périphériques telles que l’Arc jurassien, puisque le bassin publicitaire ne permettrait pas de maintenir financièrement l’offre radio et télévisuelle.
 

« Pas de plan B ou C »

Comme le rappelle Raphaël Comte, l’initiative précise que le soutien public s’arrête au 1er janvier 2019. Aucune forme de subvention ne sera autorisée, ce qui ne laisse que 9 mois aux radios et télévisions pour réagir. Avec la perte pour certaines de 75% de leurs moyens et un marché publicitaire en baisse, aucune alternative ne serait offerte aux petits médias pour assurer leur survie. /dsa

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