Un ancien couple devant le tribunal pour actes d'ordre sexuel sur enfant

Une mère de famille et son compagnon comparaissent devant le Tribunal criminel de La Chaux-de-Fonds ...
Un ancien couple devant le tribunal pour actes d'ordre sexuel sur enfant

Une mère de famille et son compagnon comparaissent devant le Tribunal criminel de La Chaux-de-Fonds. La victime avait 4 ans au moment des faits

Un ancien couple comparaît ce jeudi devant le tribunal criminel de La Chaux-de-Fonds. L’homme est accusé d'actes d’ordre sexuel avec des enfants et contrainte sexuelle. Sa compagne, qui n’est autre que la mère de la victime, est prévenue de complicité et de violation du devoir d’assistance et d’éducation. La mère de famille, qui n’avait plus la garde de sa fille, a profité de son droit de visite de deux heures pour l’emmener chez elle alors que son compagnon y était et qu'il avait émis des fantasmes sexuels avec la petite. Les deux prévenus, qui ne sortent plus ensemble, admettent les faits.

Lors des faits qui remontent au mois de février de l'année dernière, l’homme s’est masturbé en regardant un film pornographique, et en intégrant l'enfant dans ces jeux sexuels.  La mère de l’enfant reconnaît n’avoir pas su protéger sa fille et avoir été influencée et menacée par son compagnon. Accusation que rejette le prévenu. Selon lui, il n’a jamais eu l’envie d’avoir des actes d’ordres sexuels avec l’enfant. Il l'a fait dans le but de mettre un terme à la relation qu’il entretenait avec la mère.

L’enfant est au centre du réquisitoire du Ministère public. Pour la procureure, il s’agit avant tout d’assurer sa sécurité. Concernant le prévenu, plusieurs actes graves se sont succédés. Pour le Ministère public, l’enfant a été utilisé comme un objet sexuel.

Quant à la mère, selon la procureure, il s’agit avant tout de souligner qu’elle a failli dans son rôle de protection de l'enfant. Elle savait qu’elle ne devait pas amener sa fille ce jour-là chez elle puisque son compagnon y était. Le Ministère public demande une peine privative de liberté 2 ans et 6 mois dont 12 mois fermes. Pour son compagnon, il a requis une peine de 4 ans et 3 mois de prison, commué en internement simple.

La défense soutient que les actes n’étaient pas prémédités et s’oppose à l’internement de son client. Quant à l’avocat de la mère, il souligne que sa cliente a été manipulée et menacée. Elle a, selon lui, été prise au piège par un obsédé. L’homme lui inspirait de la crainte et elle n’aurait pas participé à ces actes si on ne l'avait pas forcée. Il plaide pour une peine privative de liberté de 7 mois et demi avec sursis pendant deux ans.

Le verdict sera rendu à 15h00. /lre


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