L’affaire de la faillite des boulangeries Stehlin une nouvelle fois devant la justice. A l’origine de ce bras de fer, un couple de boulangers installé à Peseux s’oppose à un entrepreneur genevois directeur d’une chaîne de boulangeries. Ce dernier s’approche en 2013 des artisans neuchâtelois. Il leur propose de s’engager comme gérants de la société genevoise. Ce qu’ils acceptent, avec à la clé la gestion d’un laboratoire et de quatre boulangeries dans le canton dès le 1er mars 2013.
L’affaire a finalement capoté. Les boulangeries ont fait faillite à l’été 2016. Une question se pose aujourd’hui qui était l’employeur au moment des faits, et qui devait du même coup s’acquitter des charges sociales ? Selon l’avocat des boulangers, il n’y a jamais eu de bail qui a été conclu. Et l’entrepreneur n’a pas non plus réalisé les investissements promis pour redresser une société qui était en liquidation.
La juge a au final estimé que les quatre prévenus avaient une part de responsabilité dans cette affaire. Les boulangers neuchâtelois devaient verser les salaires dès le 1er mars 2013. Les Neuchâtelois écopent de 150 jours-amende à 10 francs avec un sursis de deux ans et la belle-mère, qui était aussi dans l'affaire, est condamnée à 150 jours-amende également avec un sursis de deux ans. Enfin, l’investisseur genevois est condamné pour sa part à une peine de 20 jours-amende à 324 francs avec deux ans sursis. Les parties ont désormais 20 jours pour faire appel. /lre









