Les commerçants neuchâtelois accordent leurs violons

Les horaires d’ouverture élargis des commerces sur sol cantonal seront les même pour tous en ...
Les commerçants neuchâtelois accordent leurs violons

Les horaires d’ouverture élargis des commerces sur sol cantonal seront les même pour tous en cette année, fruit d’une volonté commune pour notamment faire face à la concurrence du commerce en ligne et de la France voisine

Marin Centre mais aussi d'autres centres commerciaux et magasins du canton proposeront des horaires d'ouverture élargis durant le mois de décembre. Marin Centre mais aussi d'autres centres commerciaux et magasins du canton proposeront des horaires d'ouverture élargis durant le mois de décembre.

Une ligne claire et commune pour tous. Les commerçants neuchâtelois s’unissent en cette période de fin d’année, une des plus importantes pour eux en termes de chiffre d’affaires. Le Groupement neuchâtelois des grands magasins, la Fédération neuchâteloise du commerce indépendant de détail et Neuchâtel-centre ont présenté leur stratégie lundi matin.

Cette année, les trois entités se sont mises d’accord pour proposer des horaires communs. Les ouvertures nocturnes, soit jusqu’à 20h, se feront le vendredi 15 décembre et le samedi 23 décembre. Il sera également possible de faire ses achats le dimanche 17 décembre de 10h à 17h. Ces possibilités sont offertes à toutes les enseignes du canton mais concernent principalement celles qui sont établies à La Chaux-de-Fonds, Neuchâtel et Marin. La volonté étant de répondre aux demandes, besoins et attentes de la clientèle.

De nombreuses animations seront d’ailleurs proposées dans les centres des deux grandes villes.

 

Communication élargie aux régions limitrophes

Pour la première fois, une campagne de communication étendue a été réalisée par les trois associations qui représentent les commerces neuchâtelois. Dans l’idée de « draguer » une nouvelle clientèle, de la publicité est diffusée dans le Nord vaudois, la Broye, le Jura et la Berne francophone.

 

Volonté d’obtenir un deuxième dimanche d’ouverture

Les représentants des commerces et commerçants ont en profité pour remettre une compresse et faire part de leur volonté d’avoir un deuxième dimanche d’ouverture dans le canton de Neuchâtel. Ils soutiennent la proposition en ce sens du député Fabio Bongiovanni et réclament une adaptation de la législation. Fabrice Dellandrea, président de la Fédération neuchâteloise du commerce indépendant de détail, rappelle que la concurrence est féroce et que le canton « est pris en étau entre la France et la Suisse alémanique qui ouvrent de manière étendue durant l’Avent ». La loi suisse permet à chaque canton d’avoir droit à quatre ouvertures dominicales par année. Au total, 20 cantons sur 26 proposent au moins deux dimanches d’ouverture par an, à l’image de Berne. Du côté de nos voisins français, au total la « loi Macron » permet 12 ouvertures dominicales et les magasins ouvrent leurs portes tous les dimanches de décembre, ajoute encore Fabrice Dellandrea. « Aujourd’hui, 1 franc sur 10 est dépensé de l’autre côté de la frontière ».

Pour les commerçants neuchâtelois, l’ouverture dominicale est un succès, en référence aux précédentes années. Grégoire Tissot, président du Groupement neuchâtelois des grands magasins, précise que les avantages pour les employés sont concrets. « Ils bénéficient d’une majoration du salaire de 50%, l’indemnité de repas s’élève à 25 francs au lieu des 15 habituels. Leur consentement pour travailler un dimanche est obligatoire et si le salarié effectue plus de cinq heures, il a droit à de la compensation en temps libre. Avant d’ajouter, que dans les grands commerces, il n’y a aucun problème à trouver du personnel motivé à travailler ce jour-là et que généralement il faut même refuser du monde ».

 

Une conjoncture difficile pour la branche

Le commerce de détail en Suisse et en région frontalière en particulier est difficile. Dans le canton de Neuchâtel, le chiffre d’affaires a baissé de 5% entre 2012 et 2015. Le commerce en ligne et le tourisme d’achat expliquent pour beaucoup cette situation. Les trois associations neuchâteloises de commerçants ont décidé d’accorder leurs violons sur les heures d’ouvertures et de faire front commun pour limiter cette concurrence et « maintenir les emplois en Suisse ». /jpp


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