Cybersanté : projet développé par les acteurs de terrain

Le dossier électronique du patient sera élaboré par les professionnels de la santé du canton ...
Cybersanté : projet développé par les acteurs de terrain

Le canton de Neuchâtel va de l’avant dans la création d’un dossier électronique du patient. Il collabore avec les différents acteurs de la santé pour mettre en place un système efficace

 Dossier électronique du patient, illustré dans une présentation de ehealthsuisse, le centre de compétences et de coordination de la Confédération et des cantons.

Le dossier électronique du patient sera élaboré par les professionnels de la santé du canton de Neuchâtel. Le Conseil d’Etat veut que les acteurs de terrain portent le projet pour qu’il soit utile et efficace. Deux associations ont été créées jeudi pour concrétiser ce dossier électronique, elles sont composées de représentants des hôpitaux, des EMS, de NOMAD, des médecins et des pharmaciens.

L’objectif est mettre le système en place l’année prochaine pour le tester en 2019 et l’introduire en 2020.

 

Obligation fédérale

Pour le gouvernement, il s’agit véritablement d’un projet de santé publique qui implique une coordination, une continuité des soins et une implication du patient. C’est pourquoi il estimait indispensable que le projet ne soit pas dicté par les autorités mais émane des professionnels, également de ceux qui ne sont pas obligés d’adhérer au dossier électronique du patient.

Ce passage au numérique est lié à de nouvelles exigences sur le plan fédéral. Les hôpitaux et les maisons de naissance ont ainsi jusqu’à 2020 pour se doter du dossier électronique du patient. Deux ans de plus sont accordés aux établissements médicaux sociaux ; un délai à tenir sous peine de ne plus pouvoir facturer à charge de l’assurance maladie obligatoire et de ne plus figurer sur la liste hospitalière. Le Grand Conseil a débloqué 3 millions de francs en septembre pour permettre la mise en route du projet dans le canton de Neuchâtel.

 

Base volontaire

C’est le patient qui décidera d’ouvrir ou non un dossier électronique et qui choisira qui a accès à quelles données. Il pourra également consulter son dossier et ajouter des informations, par exemple sur ses allergies ou le don d’organe.

Pour les médecins et les pharmaciens neuchâtelois, tout l’enjeu sera donc de convaincre le patient de l’utilité de ce nouvel outil : tout le monde gagne du temps, les éventuels doublons sont éliminés, cela crée une meilleure continuité dans la prise en charge, les différents acteurs peuvent se coordonner pour le traitement et la prescription des médicaments, ce qui améliore la sécurité du patient.

Reste que de nombreuses personnes n'auront pas envie de compiler toutes leurs informations médicales et toutes leurs prescriptions dans un seul fichier numérique, de crainte notamment que leurs données ne soient pas suffisamment protégées. /sbe-mvr


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus