Des Chaux-de-Fonniers au chevet de Lascaux

L’équipe de l’Institut suisse de spéléologie et de karstologie tente de trouver des pistes ...
Des Chaux-de-Fonniers au chevet de Lascaux

L’équipe de l’Institut suisse de spéléologie et de karstologie tente de trouver des pistes pour sauvegarder les peintures de Lascaux

Pierre-Yves Jeannin, directeur de l'ISSKA, dans une grotte du bord du lac de Bienne. Pierre-Yves Jeannin, directeur de l'ISSKA, dans une grotte du bord du lac de Bienne.

La sauvegarde du trésor de Lascaux passe peut-être par La Chaux-de-Fonds. L’équipe de l’Institut suisse de spéléologie et de karstologie (ISSKA) tente de trouver des pistes pour sauvegarder les peintures d’il y a 18'000 ans. Les fresques de Dordogne souffrent de vermiculations, un phénomène qui s’apparente à de la pixellisation. Pour tenter de limiter les dégâts, l’ISSKA réalise des tests dans une grotte artificielle au bord du lac de Bienne.

A Lascaux, les vermiculations ont été constatées en 2009. Les gérants du site ont fait un appel d’offre dans le but d’empêcher que la situation ne s’aggrave. L’ISSKA a décroché le mandat.

Il faut dire que l’institut chaux-de-fonnier est spécialisé tant dans l’écoulement d’eau que dans le climat et les sédiments des grottes. Très peu d’autres institutions européennes disposent de ces compétences.

L’ISSKA a constaté que ces vermiculations étaient toujours associées à de la condensation. Du coup, dans des grottes artificielles, l’institut appose certains liquides sur des objets, ce qui permet d’analyser l’évolution au fil du temps. Aujourd’hui, on estime qu’il faudra mieux gérer le climat de la grotte pour diminuer la condensation. Les conclusions finales seront rendues dans un rapport publié en 2018.

Ces recherches sont financées par la direction des affaires culturelles d’Aquitaine.  Le coût de l’opération – qui s’étale sur trois ans – se chiffre à 600'000 euros. /dsa-aju


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