L'Université de Neuchâtel à l'ère 4.0

Le Dies Academicus de l'Université de Neuchâtel a réuni plus de 400 personnes à l'Aula des ...
L'Université de Neuchâtel à l'ère 4.0

Le Dies Academicus de l'Université de Neuchâtel a réuni plus de 400 personnes à l'Aula des Jeunes-Rives. L'occasion pour le recteur de l'institution, Kilian Stoffel, de présenter la vision stratégique de l'uni pour ces dix prochaines années. Le contexte politique et financier a aussi été évoqué

 Le recteur de l'Université de Neuchâtel a profité du Dies Academicus pour présenter la vision stratégique de son institution pour ces dix prochaines années.

C’était ce samedi le 72e Dies Academicus de l’Université de Neuchâtel. Cette cérémonie officielle et annuelle a réuni plus de 400 personnes à l’Aula des Jeunes-Rives. L’occasion pour le recteur de l’institution, Kilian Stoffel, de présenter le nouveau cap, qui doit guider les recherches pour la prochaine décennie. Un cap résumé en une phrase: préparer la société 4.0. Le rôle de l'alma mater doit être de « renforcer sa pertinence en vue de préparer la société » aux profondes mutations liées à la digitalisation et à l’interconnexion. L’Université de Neuchâtel, dont 80% des effectifs sont dédiés aux sciences humaines et sociales, est, selon Kilian Stoffel, « particulièrement bien placée pour étudier et préparer à ces changements ».

 

Se battre contre les coupes budgétaires

Cette cérémonie a aussi permis aux responsables de l’alma mater d’évoquer les menaces qui pèsent sur les finances de l’institution. Le président du Conseil de l’Université de Neuchâtel, Didier Berberat, a fait part de ses préoccupations quant au système de financement des Hautes Ecoles, pénalisant les Universités axées majoritairement sur les Sciences humaines et sociales, comme c’est le cas à Neuchâtel. De plus, le conseiller aux États a fait mention du contexte actuel au niveau politique, marqué par de nouvelles mesures d’économies envisagées par la Confédération dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation. Il appelle les Autorités cantonales à se battre contre ces mesures: « si nous n'y parvenons pas, notre Canton pourrait subir une baisse de la contribution fédérale de 1,5 à 2 millions de francs pour les Hautes Ecoles et la formation professionnelle, dont une partie pour notre Université ».

De son côté, la conseillère d’État en charge de la formation, Monika Maire Hefti, a assuré qu’elle ferait tout son possible pour que la formation ne soit pas sacrifiée dans le budget fédéral : les Cantons risquent d’être privés de 64 millions de francs. La vice-présidente de la Conférence des Directeurs et directrices de l’instruction publique compte le faire savoir au conseiller fédéral Johan Schneider Ammann lors d’une rencontre au sommet prévue le 19 novembre.

 

Trois chercheurs de renom honorés

Le Dies Academicus a aussi été l’occasion d’honorer des personnalités reconnues pour leur excellence en tant que scientifiques. Trois chercheurs de renom ont reçu un doctorat honoris causa. Cet honneur a été accordé aux professeurs Nir Shavit (informatique), David Ley (géographie) et William E. Kovacic (droit de la concurrence). /comm-gwe

 Plus de 400 personnes ont pris part à la journée officielle de l'Université de Neuchâtel, le Dies Academicus à l'Aula des Jeunes-Rives.


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