Coup mortel porté à la CCT Santé 21

La prise de position des professionnels de la santé pour tenter de sauver la Convention collective ...
Coup mortel porté à la CCT Santé 21

La Convention collective de travail Santé 21 ne sera plus mentionnée dans les différentes lois sur les hôpitaux, le CNP et NOMAD. Le Grand Conseil a approuvé un projet de loi en ce sens qui vise à la remplacer par deux CCT

La prise de position des professionnels de la santé pour tenter de sauver la Convention collective de travail Santé 21 n’aura pas suffi. Le Grand Conseil neuchâtelois a décidé de supprimer la notion de CCT Santé 21 dans les textes de loi qui régissent le fonctionnement de l’Hôpital neuchâtelois, du Centre neuchâtelois de psychiatrie et de NOMAD (soins à domicile). A l’avenir, la législation fera uniquement mention de conventions collectives de branche, une pour les employés actifs dans les soins et l’autre pour le personnel non-soignant. 

Le coup a tout d'abord été porté par le groupe libéral-radical qui souhaitait maintenir uniquement une convention collective de travail pour le personnel soignant. Au final, les députés ont accepté une version amendée par les Vert'libéraux, par 60 voix contre 52, qui vise l'instauration de deux CCT régissant respectivement le personnel soignant et non-soignant.

 

Empoignade entre gauche et droite

Le débat a farouchement opposé la gauche et la droite de l’hémicycle. Pour le député UDC Jean-Charles Legrix, la CCT Santé 21 est trop chère, trop généreuse et trop rigide. Elle est à l’image de « semelles de plomb avec lesquelles le Canton devrait courir ». Ces propos résument les critiques portées une nouvelle fois par la droite à l’encontre de la convention.

Le député socialiste Baptiste Hurni, rapporteur de la minorité de la commission qui s’est opposée aux propositions du PLR, espérait que la droite admettrait avoir eu tort en attaquant la CCT Santé 21. Il s’appuie sur les résultats de l’étude menée par l’IDHEAP, qui indique que cette convention ne suscite pas de surcoûts pour le canton et que le « paquet global est équilibré ». A ses yeux, la suppression de la mention de CCT Santé 21 ne permettra pas de gagner un franc mais fragilisera la situation des 5'700 employés qui y sont affiliés dans le canton.  

Cette position a été corroborée par le conseiller d’Etat en charge de la santé, Laurent Kurth, pour qui l’abandon de cette CCT va créer davantage de problèmes qu’il ne va en résoudre. Il a rappelé que les surcoûts de la santé ont d’autres origines que la convention, s’appuyant toujours sur l’étude de l’IDHEAP. Laurent Kurth a également mis en avant l’importance de ce type de texte pour le maintien du partenariat social dans le canton.

La gauche et les syndicats ont déjà annoncé le lancement d’un référendum. /sbe-mwi


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