Histoires de rues à La Chaux-de-Fonds

Une commission nommée par le Conseil communal de la Métropole horlogère se réunit pour statuer ...
Histoires de rues à La Chaux-de-Fonds

Une commission nommée par le Conseil communal de la Métropole horlogère se réunit pour statuer sur le nom des rues. Un exercice à mi-chemin entre service à la population et devoir de mémoire

 Certains noms de rue de La Chaux-de-Fonds font sourire les passants.

Ils sont accrochés aux façades des immeubles ou plantés dans un talus au bord d’une route. Les panneaux bleus des noms de rues font partie de notre quotidien, mais on ne les voit parfois plus, par habitude. Pourtant ces plaquettes révèlent souvent bien plus d’informations que l’indication d’une adresse postale. Elles sont le reflet de l’histoire ou de l’identité des lieux qu’elles représentent.

À La Chaux-de-Fonds, depuis 1986, rien n’est laissé au hasard. Une commission de toponymie nommée par le Conseil communal se réunit régulièrement pour donner son avis sur des nouveaux noms de rues. Dernier exemple en date, un espace vert a été baptisé mercredi jardin de la Saudade, en hommage aux communautés étrangères et en particulier la plus importante, les Portugais.

Les commissionnaires, qui ne siègent pas au Conseil général, peuvent s’appuyer sur une charte nommée « pour une toponymie urbaine concertée » qui donne les bases de la toponymie telle qu’on la conçoit dans la Métropole horlogère. Rencontre avec Michel-Henry Krebs, membre de la commission :

Comme nous l’explique Michel-Henry Krebs, la toponymie chaux-de-fonnière a beaucoup évolué au fil des époques. Aujourd’hui, beaucoup de personnalités (Léopold-Robert, Charles L’Eplattennier, Le Corbusier, Monique Saint-Hélier) sont inscrites dans les rues.

Mais ces noms ont paradoxalement mis du temps à s’imposer dans l’urbanisme. On retrouve Michel-Henry Krebs :

La toponymie à La Chaux-de-Fonds, c’est aussi l’occasion de sortir des sentiers battus. Aux quatre coins de la ville, plusieurs noms fantaisistes font sourire les passants.

On trouve par exemple le chemin des Bougillons dans le quartier des Foulets, en référence aux enfants de la cour d’école voisine, le passage des Lundis-Bleus dans le quartier des Forges, clin d’œil à certains ouvriers qui s’accordaient un lundi de congé. Mais il y en a d’autres, et c’est une volonté de la commission. Michel-Henry Krebs :

Le travail n'est jamais terminé. Michel-Henry Krebs verrait d'un bon oeil que la Ville rende hommage dans ses rues à celui qu'il considère comme le père de la toponymie chaux-de-fonnière, l'historien Charles Thomann. Décédé en 2012, il avait publié en 1965 l'ouvrage L'histoire de La Chaux-de-Fonds inscrites dans ses rues, qui reste aujourd'hui encore une référence. /lre


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