Un déficit important mais attendu. Le budget 2018 du canton de Neuchâtel a été présenté ce jeudi. Les chiffres restent dans le rouge avec un excédent de charges de 66 millions de francs. Un exercice conforme aux attentes, mais qui nécessites d'importants sacrifices, de la part de l'Etat dans son fonctionnement, mais aussi des communes. Le canton espère malgré tout revenir à l'équilibre aux alentours de 2020, non sans mettre en oeuvre d'autres mesures d'économie. Ce budget doit maintenant être avalisé par le Grand Conseil. Du côté des groupes parlementaires, l'accueil est pour le moins sceptique.
Un combat idéologique
Une opposition gauche-droite semble inévitable. Même si les partis doivent faire des concessions, le scénario de l’an passé, avec un budget adopté dans la douleur au dernier moment, risque de se répéter. A droite, on constate que les mesures d’économie ne vont pas assez loin. Et ne ciblent pas suffisamment les domaines les plus coûteux, selon Olivier Lebeau, chef du groupe PLR au Grand Conseil, qui préconise de couper dans la santé notamment. De l’autre côté de l’échiquier politique, on dénonce l’austérité du budget, et ses coupes dans les domaines sociaux. Mais pour le président du groupe socialiste Baptiste Hurni, le plus important reste le futur, et la possibilité de pouvoir, un jour, sortir des chiffres rouges. Il faudra désormais que les discussions s’engagent au sein du Grand Conseil en vue d’obtenir une majorité d’au moins 69 des 115 députés, avec pour conséquence en cas d’échec, un risque de voir les impôts augmenter.
Les communes protestent
Du côté des communes, le report de deux points d’impôts vers l’Etat passe mal. Dans un communiqué, l’Association des communes neuchâteloises fustige cette mesure, et appelle le Conseil d’Etat à prendre ses responsabilités. Elle reste toutefois ouverte aux discussions avec le gouvernement en vue de trouver une solution permettant de sortir de cette situation financière délicate. /amo









