Les opposants à la circonscription unique se lancent dans la bataille. Un comité qui regroupe des élus de tous bords politiques s’est réuni ce mercredi à Peseux. Il craint un renforcement des élites urbaines au détriment des régions périphériques
Une réforme « sournoise », un « vide affligent » ou encore une manière de « diviser pour mieux régner ». Le comité contre la circonscription unique a présenté ses arguments mercredi à Peseux.
Ses membres s’opposent au projet du Conseil d’Etat, qui propose entre autre de supprimer les districts électoraux et de réduire le nombre de députés.
Ce comité comprend des membres de tous les bords politiques. Il y a bien sûr les petits partis, férocement opposés à la réforme, avec en tête, l’UDC, le POP et les Verts. Mais on y retrouve aussi des dissidents socialiste ou du PLR, deux partis officiellement favorables au projet. Seuls les Vert'libéraux ne sont pas représentés.
De tous les côtés, on craint que la réforme n’attise les disparités cantonales. Une opposition ville-campagne qui se teinte d’identité régionale ou de lutte des classes, selon les affinités idéologiques.
Pour ce comité, les quotas alloués aux régions par le Conseil d’Etat ne sont pas une garantie suffisante. Pour Stephan Moser, président de l’UDC, les régions prévues ne « correspondent pas aux réalités d’aujourd’hui ».
Stephan Moser, président de l'UDC neuchâtel
Les représentants de la gauche partagent ces inquiétudes, mais appuie sur les risques de professionnalisation. Pour Rémy Cosandey, ancien conseiller communal vert, cette réforme favorise les candidats urbains et les profession libérales.
Le comité a maintenant trois semaines pour convaincre la population. Les neuchâtelois se prononceront sur la circonscription unique le 24 septembre. /vja









