L'importance du casque à vélo électrique

S'ils se sont démocratisés ces dernières années, un certain flou entoure encore les vélos électriques ...
L'importance du casque à vélo électrique

Les vélos électriques se sont largement démocratisés. Mais un flou subsiste sur ce nouveau moyen de transport à mi-chemin entre la bicyclette et le vélomoteur

  Pour les vélos électriques « rapides », un casque et une plaque d'immatriculation sont obligatoires.

Les vélos électriques sont de plus en plus populaires, mais leur dangerosité serait sous-estimée. Selon le Bureau de la Prévention des Accidents, un utilisateur de vélo électrique rapide sur six ne porterait pas de casque, pourtant obligatoires depuis 2011.

Il existe deux catégories de vélo électrique. En dessous d’une vitesse maximale de 25 km/h, ces véhicules sont considérés comme des vélos classiques. Le port du casque est recommandé sans être obligatoire. La vignette n’existe plus depuis 2012 et est désormais incluse dans l’assurance responsabilité civile (RC).

Les vélos plus puissants, avec une assistance au pédalage permettant d’atteindre 45 km/h (pour un maximum de 1000 watts) sont quant à eux assimilés à des vélomoteurs. Un casque de cycliste, ainsi qu'une plaque d'immatriculation sont obligatoires. Entre 14 et 18 ans, il faut aussi un permis de conduire de catégorie M.

Des accidents sérieux

Lancés à ces vitesses, les conséquences d’une collision ou d’une perte de maîtrise du vélo peuvent être graves. D’autant plus que les autres usagers de la route ne s’attendent pas forcément à voir des vélos arriver à 45 km/h.

Faut-il pour autant imposer des casques de moto pour les vélos électriques, comme le font les pays voisins ? Contacté à ce sujet, le BPA considère qu’un casque intégral découragerait les usagers. D’autant plus que beaucoup de progrès ont étés faits dans la conception des nouveaux casques de cycliste.

Même son de cloche du côté de la police neuchâteloise. Pour Daniel Favre, chargé de la prévention, mieux vaut utiliser un casque de vélo de bonne qualité. Si elle peut infliger des amendes pour les possesseurs de vélos rapides sans casques, la police préfère concentrer ses efforts sur la prévention.

Daniel Favre, chargé de la prévention pour la police neuchâteloise

Et la vitesse?

A 40 km/h dans une zone 30, un cycliste déclenche les radars. Mais il n'est normalement pas amendé puisqu'il n'est pas sensé connaître sa vitesse. Le compteur n'est en effet pas imposé aux cyclistes. Par contre une conduite dangereuse et une vitesse clairement inadaptée –comme rouler vite dans une zone piétonne– est passible d'amendes./vja


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