Peine de quatre ans confirmée pour tentative de meurtre

Tentative de meurtre à la Cour pénale de Neuchâtel. Un homme a été condamné jeudi à 4 ans de ...
Peine de quatre ans confirmée pour tentative de meurtre

Tentative de meurtre à la Cour pénale de Neuchâtel. Un homme a été condamné jeudi à 4 ans de prison pour avoir tenté de mettre fin aux jours de sa mère une nuit de juillet de l’année passée à Colombier. Le Tribunal cantonal a confirmé la peine rendue en première instance.

L’homme de 37 ans, qui avait consommé de la cocaïne en grande quantité, s’est rendu en pleine nuit au domicile de sa mère chez qui il était hébergé. La femme s’est réveillée avec un câble électrique autour du cou. Elle a réussi à calmer son fils en lui parlant de ses enfants. Un peu plus tard, il lui a mis un couteau sur la carotide en lui disant qu’il ne lui restait que trois minutes à vivre. La mère a réussi à se réfugier chez sa marraine qui vit dans le même immeuble. Elle lui a donné 50 euros et le fils est reparti dans l’appartement familial.

Le prévenu nie avoir eu un comportement d’une telle violence envers sa mère. Il dément également avoir voulu mettre fin à ses jours mais admet ne pas se souvenir de ce qui s’est passé. Et quand la procureure lui demande comment il peut nier les faits s’il ne s’en souvient pas, il répond : « si cela s’était passé ainsi, je m’en souviendrais. Je me souviens de tout, même quand je suis sous l’influence de stupéfiants ». Et de préciser, lettre de sa mère à l’appui, qu’elle a exagéré les faits pour qu’il se fasse soigner. Pour ses avocats, l’homme n’avait pas l’intention de tuer sa mère. Et la question à laquelle la Cour doit répondre est : que veut-on faire avec ce monsieur ? Le code pénal prévoit des mesures pour les personnes souffrant d’addiction, des mesures qu’il faut appliquer. Raison pour laquelle l'avocat demandait 24 mois de prison au plus, suspendu au profit d’un traitement ambulatoire.

Pour les juges, comme pour le Ministère public, la mère avait véritablement des raisons de craindre pour sa vie ce fameux soir de juillet. Son fils ne l’a certes pas tué, mais les moyens utilisés, à savoir le câble et le couteau, auraient pu entraîner sa mort. Et les vidéos de décapitations qu’il regardait lorsque la police est arrivée laisse songeur. Et de poursuivre que la mère ne doit son salut qu’aux propos qu’elle lui tenu pour le calmer. La police, qui s'est déplacée  à plusieurs patrouilles pour le maîtriser, va dans le même sens. Elle estime que l’homme était une véritable bombe à retardement à son arrivée.

Quant au traitement ambulatoire demandé par la défense, la cour n’y a pas donné suite. Il faut dire que le prévenu a fréquenté plusieurs cures sans succès. Il devra en revanche suivre un traitement en prison pour tenter de la guérir de sa toxicomanie.

Les partis ont dix jours pour faire appel. /sma


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