Séquestration au Landeron : condamnation confirmée

Quatre ans et demi de prison ferme. La Cour pénale a confirmé mardi matin la peine à l’encontre ...
Séquestration au Landeron : condamnation confirmée

Quatre ans et demi de prison ferme. La Cour pénale a confirmé mardi matin la peine à l’encontre du prévenu dans l’affaire de séquestration d’un couple de sexagénaire au Landeron en 2014

Condamnation confirmée dans l’affaire du couple séquestré au Landeron en novembre 2014. Cinq individus avaient ligoté et bâillonné deux sexagénaires à leur domicile avant de dévaliser leur propriété. Un seul d’entre eux a été identifié et jugé.

La Cour pénale du canton de Neuchâtel s’est penchée sur le dossier mardi matin, à la suite d’un appel déposé par le prévenu. Les juges ont maintenu la peine de 4 ans et demi de prison ferme prononcée en première instance.

C’est sur les circonstances aggravantes de violence et d’actes commis en bande que l’avocat du prévenu a fait appel. Pour lui, les cinq hommes qui ont séquestré et volé le couple du Landeron n’étaient pas une bande au sens pénal du terme. Rien ne prouve, selon lui, qu’ils aient eu l’intention de commettre d’autres actes délictueux ou qu’ils en aient commis avant ces événements.

 

Coauteur des faits

Quant à la violence dont a été victime le couple landeronnais, l’avocat ne la nie pas, mais il estime qu’elle n’a pas été le fait de son client mais d’un des quatre autres hommes qui n’ont pas été retrouvés.

Des arguments qui n’ont pas été retenus par la Cour, qui estime que l’homme est coauteur des faits qui lui sont reprochés. Même si rien ne permet de définir les actes exacts du prévenu, les preuves ADN démontrent qu’il était présent au moment des faits. Les cinq assaillants étaient cagoulés et habillés de façon similaire et le témoignage des victimes ne permet donc pas de savoir avec certitude qui les a frappés.

L’appel est donc rejeté et la condamnation à 4 ans et demi de peine privative de liberté confirmée. Le prévenu reste en détention et les frais de la procédure d’appel sont mis à sa charge.

 

Audience des victimes refusée

En ouverture de procès, l’avocat du prévenu a sollicité une nouvelle fois l’audience des victimes devant la cour. Demande déjà refusée en première instance. Le couple a été entendu pendant l’instruction, ce que le tribunal avait estimé suffisant. La requête du mandataire a été à nouveau rejetée.

Un éventuel recours au Tribunal fédéral n’est pas exclu. L’avocat du prévenu attend les considérants écrits du jugement avant de prendre une décision. /mwi


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus