Valoriser le lactosérum

Les 16 fromageries neuchâteloises qui fabriquent du Gruyère doivent valoriser le petit-lait ...
Valoriser le lactosérum

Les fromageries sont toutes confrontées à ça : il faut trouver des solutions pour valoriser le petit-lait

Adrien Pagnier est fromager aux Bayards. Adrien Pagnier est fromager aux Bayards.

Dans le canton de Neuchâtel, 230 exploitations laitières fournissent 16 fromageries pour la production de Gruyère. Ce sont 34 millions de kilos de lait qui sont transformés chaque année pour donner 3'000 tonnes de ce fromage.

Quand on transforme ainsi le lait, il reste le lactosérum, également appelé petit lait. Cette matière a une charge polluante élevée. Pas question de s’en débarrasser n’importe comment, les stations d’épuration ne sont pas en mesure de la traiter. Il y a plusieurs manières de valoriser le petit-lait : on peut le donner aux cochons, on peut en faire du fromage de type ricotta ou sérac, on peut le faire sécher pour le transformer en poudre et on peut même en tirer de l’énergie via une installation de biogaz.

À la fromagerie Duo Vallon, aux Bayards, on a choisi de rester sur le marché local : le lactosérum est transporté vers deux exploitations proches pour nourrir les cochons. Cette fromagerie est récente, elle est en activité depuis juillet 2015. Elle a pris place dans un nouveau bâtiment construit au cœur du village. Vingt producteurs de lait ont investi dans cette installation et fournissent chaque année 2,7 millions de kilos de lait transformés en 230 tonnes de Gruyère AOP. /msa


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