Hommage à Olivier Guéniat

Un homme brillant, curieux, amoureux de la nature et en avance sur son temps, mais qui laisse ...
Hommage à Olivier Guéniat

Une importante foule s'est réunie à Saint-Aubin-Sauges lundi pour rendre hommage à Olivier Guéniat. Le chef de la police judiciaire neuchâteloise est décédé la semaine dernière

Des centaines de personnes se sont réunies lundi après-midi pour rendre un dernier hommage à Olivier Guéniat. Des centaines de personnes se sont réunies lundi après-midi pour rendre un dernier hommage à Olivier Guéniat.

Olivier Guéniat laisse une grande énigme derrière lui sans donner de clé pour la résoudre. Cette métaphore est revenue à plusieurs reprises dans les discours prononcés lundi après-midi pour rendre hommage au chef de la police judiciaire neuchâteloise, qui a mis fin à ses jours lundi dernier. Des centaines de personnes ont pris part à une cérémonie qui était organisée en son honneur à la salle communale de Saint-Aubin-Sauges.

Olivier Guéniat a été décrit comme un homme brillant, curieux, en avance sur son temps et amoureux de la nature mais qui laisse derrière lui de vastes interrogations. Ses proches et ses collègues ont été nombreux à évoquer cette énigme que leur pose l’ancien chef de la police judiciaire, sans donner d’indice pour la résoudre. Son cousin et journaliste, Jean-Philippe Ceppi, s’est demandé quel tunnel Olivier Guéniat était en train de traverser, lui qui disait que tout tunnel avait une sortie de secours.

 

Un policier qui a su explorer des pistes novatrices

De nombreuses personnes ont salué le policier qu’était Olivier Guéniat. Pour le commandant de la Police neuchâteloise Pascal Lüthi, son collègue «  a consacré sa vie à rendre la société plus juste, moins angoissée et moins violente ». A ses yeux, Olivier Guéniat a su explorer des pistes novatrices, parfois dérangeantes, dans son métier. Il a évoqué une âme pudique dont les souffrances, les doutes et les angoisses sont restés secrets. Un secret déploré aussi par le procureur général du canton de Neuchâtel, Pierre Aubert, qui aurait souhaité qu’ensemble ils se tendent la main dans les moments difficiles.

La cérémonie se voulait laïque, « dédiée à un homme appartenant à la communauté humaine ». Les références littéraires à Marguerite Yourcenar, à Milan Kundera ou encore à Omar Khayam se sont glissées parmi les discours, de même que des chansons chères à Olivier Guéniat. Noir Désir, Johnny Cash ou encore le célèbre « Knocking on heaven’s door » de Bob Dylan ont ainsi empli la salle et brisé par instant le silence douloureux de l’assistance. /sbe-mwi


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