Clap de fin pour l’Union islamique des enseignants

L'Union islamique des enseignants met la clé sous le paillasson. L’association basée à La ...
Clap de fin pour l’Union islamique des enseignants

L’association de promotion de l'arabe basée à La Chaux-de-Fonds vient d’être radiée par le registre du commerce. Depuis sa création, elle n'a pas su trouver les membres nécessaires pour son bon fonctionnement

L'association voulait favoriser l'enseignement de l'arabe en Suisse. L'association voulait favoriser l'enseignement de l'arabe en Suisse.

L'Union islamique des enseignants met la clé sous le paillasson. L’association basée à La Chaux-de-Fonds vient d’être radiée par le registre du commerce. Elle stoppe ses activités en raison du manque d’implications de la part de ses membres.

L’Union islamique des enseignants a été créée en 2010 pour unifier la langue arabe et favoriser son enseignement en Suisse. A la base, Mohamed Karmous, qui est le cofondateur de l’association, souhaitait en faire un organe de référence à disposition des professeurs de langue arabe qu’ils soient musulmans ou non. Selon lui, le programme devait initialement contenir des formations pour les enseignants que cela soit au niveau de l’écriture, de la langue ou de l’utilisation de PC en arabe. Mais, l’Union islamique des enseignants n’a jamais été active.

Mohamed Karmous invoque des problèmes personnels venant de la plupart des membres et des emplois du temps inconciliables avec le monde professionnel. De plus, en l’espace de 7 ans, il n’a trouvé personne pour renouveler l’équipe de départ. Il s’est donc résigné à dissoudre l’organisation pour ne pas continuer à payer l’inscription. A noter encore que cette association n’est pas liée avec le Musée des civilisations de l’Islam de La Chaux-de-Fonds dirigé par sa femme, Nadia Karmous.

 

Eviter les méfiances

Mais pourquoi cette association était inscrite au registre du commerce, alors qu’il n’y a pas d’obligation de le faire en Suisse ? A cela, Mohamed Karmous répond qu’il souhaitait étendre les activités à l’Europe et que cette inscription était nécessaire pour pouvoir exercer hors des frontières du pays. Mais, il avoue aussi que dans un souci de transparence, il a préféré être sous la supervision d’un organe officiel pour ne pas créer de polémiques et s’attirer les méfiances par rapport à l’intitulé de l’association.

Interrogé sur le fait que cet organisme aurait pu s’appeler Union des enseignants pour l’arabe et ne pas contenir le mot islamique, Mohamed Karmous ajoute qu’il souhaitait faire aussi intervenir certains éléments culturels en rapport avec l’arabe et l’islam.  Mais, il assure que ce programme n’était pas à but religieux ce qui : « est fait par d’autres associations ».

 

Pas de vide

L’Union islamique des enseignants cesse donc ses activités, peu le peu qu’elle en a eu. Selon Mohamed Karmous, il existe désormais plus qu’une seule association francophone – située à Paris – qui s’occupe de promouvoir l’arabe. Il avance tout de même qu’il n’y aura pas de vide à ce niveau en Europe, malgré la disparition de sa propre association. /jha


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