Certains vignobles particulièrement touchés par le gel

Le gel a frappé fort dans certains vignobles plus exposés au froid et dans certaines régions ...
Certains vignobles particulièrement touchés par le gel

Le gel a frappé fort dans certains vignobles plus exposés au froid et dans certaines régions comme Le Vully

 Plants de vigne à Auvernier (image d'archives).

Le gel qui a sévi la semaine dernière a fait globalement peu de dégâts dans le vignoble neuchâtelois. Mais les vignerons ne sont pas tous logés à la même enseigne : dans le domaine de Montmollin à Auvernier cinq hectares sont touchés, ce qui représente environ 10% des futures récoltes. « On a des vignes qui sont au plat, tout le secteur a subi de forts dommages car le froid, vu l’absence de vent, est descendu, a stagné au même endroit et a gelé toute la parcelle », explique Benoit de Montmollin, gérant du domaine.

La situation est encore plus dramatique au sud du lac de Neuchâtel. Les caves du Château Montmagny dans Le Vully vaudois annoncent près de 70% de pertes. « C’est vraiment catastrophique », s’alarme Steve Loup, gérant des caves, « c’est venu sous forme de pluie givrante, c’était impossible de faire quoi que ce soit. Vous touchez les bourgeons, c’est sec comme si c’était brûlé ».

 

Dégâts localisés

La Fédération suisse des vignerons constate que toutes les régions viticoles ont subi le gel qui a sévi ces dernières nuits. Les vignobles du Valais et du Vully semblent les plus touchés, puis ceux de Neuchâtel et Vaud dans une moindre mesure. "Les dégâts sont très localisés côté vaudois", a indiqué à l’ATS François Montet, président de la Fédération vaudoise des vignerons. Il précise que "seuls quelques endroits peu ventilés, où le froid s'est accumulé, doivent déplorer des pertes". La bise a sauvé la situation bien souvent, car elle a permis un brassage d'air salutaire.

L'ensemble du vignoble alémanique a aussi été frappé, y compris des régions rarement concernées, comme celle du lac de Zurich.

Le gel frappe statistiquement moins souvent que la grêle, aussi peu de vignerons sont assurés : environ 5%. La donne pourrait toutefois changer à l'avenir, car sous l'effet des changements climatiques, le gel printanier pourrait devenir un problème récurrent, analyse Boris Keller, le président de Vittisuisse. /dsa-mvr-ats


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus