Après le mauvais score de leur parti au Grand Conseil, les membres de l'UDC réclament une refonte en profondeur
Pour se relever, l’UDC neuchâteloise doit se réformer. Le parti agrarien est encore sous le choc après avoir perdu 11 sièges au Grand Conseil dimanche lors des élections. Le comité cantonal se réunit mercredi soir, afin de tenter d’analyser cette débâcle et de proposer des mesures pour assurer l’avenir de la section.
Les membres de l’UDC que nous avons contactés pensent que le parti doit se reconstruire et corriger au plus vite ses défauts. Ils reconnaissent qu’il y a de fortes têtes et des conflits de personnes, mais, selon eux, le nœud du problème est le fonctionnement de la direction du parti. Ils évoquent une désorganisation, une campagne électorale non structurée, des candidats pas épaulés.
Le travail de la direction en question
En cause, le manque d’investissement du président de la section, Yvan Perrin, mais pas seulement. Toute la direction du parti est à blâmer et doit être renouvelée, estiment ces représentants de l’UDC. Pour eux, il faut surtout restaurer un dialogue constructif et améliorer la communication à l’interne. Il faut aussi un président qui a les capacités d’être présent même quand ça va mal… On rappelle qu’Yvan Perrin est injoignable depuis que les résultats des élections sont tombés dimanche soir. Plusieurs membres du parti constatent qu’il a été reconduit trop vite dans une fonction trop exigeante, alors que son état de santé reste instable.
Le nom de Walter Willener circule pour lui succéder. L’ancien député se dit motivé s’il y a une prise de conscience au sein du parti et une réelle volonté d’apporter des corrections. /mvr









