L’ancien cadre de Neuchâtel Xamax n’a pas commis d’actes d’ordre sexuel sur des enfants de moins de 16 ans. La Cour pénale de Neuchâtel n’a pas suivi jeudi les juges de première instance qui l’avaient condamné à huit mois de prison avec sursis. L’homme, qui entraînait le groupement juniors du club de football de Bas-Lac, était accusé par trois joueurs.
Selon la Cour pénale, les témoignages des enfants ne sont pas toujours constants. Certains actes reprochés au prévenu, comme le fait d’exercer des pressions très fortes sur les muscles en guise de punition, se sont déroulés sans témoin et un seul joueur en a fait mention. La Cour est aussi surprise que le plaignant n’en ait pas parlé plus vite à son entourage.
Maladresse
Quant au deuxième joueur, ses déclarations n’ont pas toujours été les mêmes, que ce soit les actes en eux-mêmes ou les lieux où ils se sont déroulés. Alors certes, le prévenu a peut-être bien effleuré les testicules d’un des enfants en lui mettant de la crème sur les adducteurs pour le soulager de ses douleurs, mais il n’y avait là aucune mauvaise intention. Tout au plus de la maladresse, selon la Cour pénale.
Les déclarations du troisième plaignant ne sont pas non plus crédibles aux yeux de la Cour et contredisent le témoignage d’un témoin. Enfin, la Cour pénale s’interroge sur le fait que le prévenu a entraîné des centaines d’enfants et que seuls trois d’entre eux, avec qui il était en litige, ont porté plainte. L’homme qui était aussi prévenu de violation du devoir d’assistance ou d’éducation a été également été acquitté sur ce point.
Les partis peuvent encore faire recours au Tribunal fédéral. /sma









