Un ou trois menteurs devant la Cour pénale?

Un dossier vide pour la défense, des faits graves pour les parties plaignantes. L’ancien entraîneur ...
Un ou trois menteurs devant la Cour pénale?

L’ancien entraîneur du club de football de Bas-Lac a une nouvelle fois comparu devant la justice. L’homme conteste sa peine de huit mois de prison avec sursis pour acte d’ordre sexuel sur enfant. La Cour pénale de Neuchâtel devra trancher

Jacques Barillon. Jacques Barillon.

Un dossier vide pour la défense, des faits graves pour les parties plaignantes. L’ancien entraîneur de football du mouvement juniors de Bas-Lac a comparu jeudi en appel devant la Cour pénale de Neuchâtel. Il avait été condamné à huit mois de prison avec sursis par le Tribunal de police de Boudry pour acte d’ordre sexuel sur trois enfants âgés de moins de seize. Il nie les faits qui remontent à 2005, 2011 et 2012.

Comme en première instance, le Ministère public n’a pas retenu les actes d’ordre sexuel. Non qu’il remette en doute les dires des enfants, mais d’un point de vue juridique, le prévenu doit avoir  pris du plaisir aux actes pour que cette prévention soit retenue. Ce qui n’est pas le cas ici, selon la procureure. Raison pour laquelle elle a uniquement retenu la violation du devoir d’assistance ou d’éducation. La magistrate a requis six mois de prison avec sursis.

La défense plaide l’acquittement. Elle estime que le dossier n’est basé que sur des impressions. Il n’y a aucune preuve. L’appelant a opéré dans le monde du football pendant près de 20 ans et c’est la première fois que des joueurs se plaignent. Des joueurs qui, précisent les avocats, sont aussi ceux qui jouaient les trouble-fête durant les entraîneurs et que le prévenu a sanctionnés.

Pour les parties plaignantes, la Cour devra se déterminer s’il y a un menteur, le prévenu, ou trois, les enfants. Jacques Barillon, qui défend deux des trois jeunes, les éléments qui figurent au dossier ainsi que les témoignages des enfants ne font aucun doute. Le prévenu a bel et bien eu des comportements déviants en se rendant dans les douches ou en appliquant de la crème sur les adducteurs de ses joueurs, leur frôlant au passage leurs parties intimes. Et de poursuivre que ce n’est pas là le comportement qu’on est en droit d’attendre d’un entraîneur.

Le verdict sera rendu les 30 mars. /sma


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus