Fermeture du centre pour requérants à Provence: les villageois mitigés

Le centre fédéral d’hébergement «Les Rochat» de Provence fermera ses portes à la fin du mois ...
Fermeture du centre pour requérants à Provence: les villageois mitigés

Le centre fédéral d’hébergement «Les Rochats» de Provence fermera ses portes à la fin du mois de mai. La réaction des habitants de Provence

La caserne militaire de Provence fait office depuis 2014 de centre d'hébergement pour requérants. (Image: Google Map) La caserne militaire de Provence fait office depuis 2014 de centre d'hébergement pour requérants. (Image: Google Map)

Les avis divergent quant à la fermeture du centre pour requérants «Les Rochats», à Provence. Jeudi, nous avons pris la température dans ce petit village vaudois, entre le Lac de Neuchâtel et le Creux-du-Van.

Voilà 3 ans que l’ancienne caserne militaire des Rochats, située sur la commune de Provence, faisait office de centre fédéral d’hébergement pour requérants d’asile. Selon un article paru ce jeudi dans 24 Heures, cette succursale du Centre fédéral d’enregistrement et de procédure de Vallorbe accueillerait à ce jour près de 90 personnes, dont une moitié originaire d’Afrique subsaharienne, l’autre moitié provenant de Syrie, Afghanistan ou d’Irak.

Le délai d’exploitation du cantonnement militaire arrivant à son terme à la fin du mois de mai, ses occupants devront être transférés vers le Centre de Vallorbe, ou celui de Perreux, à Neuchâtel.

Il faut dire que la commune de Provence, via son législatif, a refusé de prolonger l’ouverture du Centre Les Rochats. Interrogé par le quotidien vaudois, le syndic de Provence, Johny Favre, explique : «Environ trois mois avant Noël, il y a eu un changement de population et nous avons connu quelques soucis, notamment des problèmes dus à la consommation d’alcool. Je pense que cela a fait naître un sentiment d’insécurité.»

Du côté des habitants de Provence, les avis divergent: «Je n’ai jamais eu le sentiment d’être menacée. Il y a eu à une occasion un vol de voiture, mais c’est la seule chose dont je me souvienne, explique une villageoise qui a souhaité garder l’anonymat. Je suis triste de voir partir ces gens. Ils avaient fait énormément de travaux dans le village, qu’il s’agisse par exemple d’entretien des routes ou de nettoyages. C’est dommage. Certains habitants de Provence ont beaucoup de peine à accepter les gens différents.»

Parmi les autres personnes interrogées, un homme qui a lui aussi souhaité rester anonyme explique se réjouir de la fermeture du centre: «J'ai eu quelques ennuis avec certains de ces requérants. Malgré l'aide qu'ils ont fournie aux employés communaux, je n'ai pas le sentiment qu'ils aient vraiment eu l'occasion de s'intégrer à la population du village.» /fba


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