Femmes migrantes : cri du cœur de plusieurs associations

Elles viennent d’Érythrée ou d’Éthiopie, avec ou sans enfants, et elles sont à la recherche ...
Femmes migrantes : cri du cœur de plusieurs associations

Cesser de renvoyer des femmes et des enfants migrants vers les pays qui ne peuvent leur assurer protection. C’est le cri d’alarme lancé par plusieurs associations neuchâteloises

Plusieurs représentants d'associations d'aide aux migrants étaient présents à l'Hôtel des Associations à Neuchâtel Plusieurs représentants d'associations d'aide aux migrants étaient présents à l'Hôtel des Associations à Neuchâtel ainsi que plusieurs femmes migrantes qui demandent l'asile.

Elles viennent d’Érythrée ou d’Éthiopie, avec ou sans enfants, et elles sont à la recherche de protection contre les violences subies, souvent sexuelles, dans leur pays d’origine ou sur le chemin de l’exil. Plusieurs femmes migrantes ont témoigné vendredi matin lors d’une conférence de presse mise sur pied par l’association Droit de Rester Neuchâtel. Arrivées en Suisse, elles sont souvent renvoyées sans que leur demande d’asile ne soit entendue, de l’avis de plusieurs associations neuchâteloises qui reprennent une campagne intitulée l’ « Appel d’Elles », lancée début mars dans le canton de Vaud par le Collectif R. Leur volonté est de souligner « le non-respect des conventions internationales qui protègent les droits fondamentaux auxquelles la Suisse a pourtant adhéré ».

Un texte d’appel sur internet a déjà été signé par plus de 1'400 personnes dont plusieurs personnalités issues des milieux académiques, politiques, juridiques et associatifs. Parmi celles vivant ou travaillant dans le canton de Neuchâtel figurent Anne Bisang, directrice du Théâtre populaire romand, Christine Gaillard, conseillère communale en Ville de Neuchâtel, Doris Angst, députée verte ou encore Claude Grimm, secrétaire syndicale.

Le texte demande aux autorités suisses, au Secrétariat d’Etat aux migrations, aux services cantonaux, à la police et aux douanes, « de reconnaître les violences faites aux femmes durant leur parcours migratoire comme raison d’entrée en matière immédiate sur leur demande d’asile et d’éradiquer tout discours culpabilisant à leur égard ; de prendre en charge systématiquement les femmes et les enfants victimes de séquelles physiques et psychologiques dues aux violences subies dans leur pays d’origine et/ou lors de leur parcours migratoire ; d’arrêter immédiatement les renvois de femmes et d’enfants vers l’Italie ou tout autre pays qui n’est pas en mesure d’assurer leur protection ». /comm-jpp


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