Un traitement thérapeutique au lieu de la prison ferme

Le Tribunal criminel à Neuchâtel a prononcé des peines de prison ferme de 2 et 3 ans pour deux ...
Un traitement thérapeutique au lieu de la prison ferme

Les deux toxicomanes reconnus coupables de multiples infractions en matière de circulation routière et de stupéfiants seront placés en institution

Hôtel de Ville Neuchâtel L'audience s'est tenue devant le Tribunal criminel, à l'Hôtel de Ville de Neuchâtel.

Favoriser la guérison en institution plutôt que derrière les barreaux. Le Tribunal criminel à Neuchâtel a prononcé des peines de prison ferme de 2 et 3 ans à l’encontre de deux hommes toxicomanes reconnus coupables de multiples infractions à la Loi sur la circulation routière et à la Loi sur les stupéfiants ; des peines que les juges ont préféré suspendre au profit d’un placement en institution dans les deux cas.

Le premier homme, âgé de 38 ans, fait déjà l’objet d’un traitement thérapeutique en institution. La démarche lui a permis de faire certains progrès et les juges ont estimé opportun de poursuivre dans cette voie. Le second accusé, âgé de 26 ans, a quant à lui fait preuve d’une motivation plus mitigée à vouloir s’en sortir aux yeux de la Cour, mais le placement a été considéré comme la solution la moins mauvaise pour tenter de le guérir de sa dépendance. Ce jugement suit ainsi la position du Ministère public. Les juges ont par ailleurs retenu « du bout des lèvres » une légère diminution de la responsabilité des accusés en raison de l’emprise qu’avaient sur eux les stupéfiants au moment des faits.

Entre 2014 et 2015, les deux hommes ont plusieurs fois circulé dans le canton de Neuchâtel ainsi que dans le Jura bernois en étant sous le coup d’une interdiction de conduire pour l’un et d’un retrait de permis pour l’autre. Ils ont aussi roulé sans assurance, sous l’influence de stupéfiants et ont par ailleurs utilisé régulièrement des plaques subtilisées sur d’autres véhicules.

Tous deux sont consommateurs de drogues dures et le plus âgé a même joué le revendeur à de nombreuses reprises. Le plus jeune a de son côté été reconnu coupable d’usurpation d’identité qui lui a permis de réaliser des achats frauduleux sur Internet pour 26'830 francs. Les juges ont également retenu une tentative d’escroquerie à l’assurance pour un vol dont il a prétendu être victime. Le dossier compte une vingtaine de plaignants. Les parties ont 10 jours pour faire appel de ce jugement. /sbe


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