Le nombre de blessés dans les accidents de la route ne cesse d’augmenter. En 2015, ils étaient 347 et atteignent le nombre de 366 en 2016. La Police neuchâteloise préfère parler d’un taux plancher. Celui-ci vaut également pour les accidents mortels. Trois victimes ont été déplorées en 2015 contre six l’an passé. Ces chiffres en hausse peuvent s’expliquer en partie en raison de l’augmentation des véhicules immatriculés circulant dans le canton. Le commandant de la Police est toutefois optimiste, il explique que l’assistance au conducteur toujours plus performante diminuera probablement le nombre d’accidents sur nos routes.
Les causes d’accident sont principalement dues aux excès de vitesse, à l’inattention et à l’alcool. Cependant, le taux d’infractions n’a augmenté que de 0,1% par rapport à 2015. Même si les permis délivrés dans le canton sont bien répartis entre femmes et hommes, ces derniers ont tendance à conduire sous l’effet de diverses boissons. En effet, 84% d’hommes ont été arrêtés en 2016 en état d’ivresse.
Un changement d’outil performant
En novembre dernier, la Police neuchâteloise a acquis un nouvel éthylomètre permettant de mesurer le taux d'alcoolémie de manière très précise. Il utilise une technologie infrarouge et permet d’avoir les résultats en quelques minutes. Cet appareil remplace les prises de sang souvent très coûteuses : le prix de la procédure se voit diviser par deux.
En cas de contrôle rien ne change pour l’automobiliste. Si au sortir du test avec un éthylotest le conducteur dépasse les 0,5‰, il sera ensuite envoyer dans les locaux de la Police pour procéder à un examen avec ces nouveaux éthylomètres. Il aura ensuite la possibilité de contester son taux d’alcoolémie et de demander une prise de sang, à sa charge.
Désormais, le taux d’alcoolémie ne sera plus mesuré en pour mille mais en milligramme par litre (0,5‰ correspondent à 0,25 mig/l). A noter finalement que la Suisse n’est pas pionnière et que ce système est déjà utilisé en France et en Allemagne. /ebi-ali








