Drame de Boudry: peine de dix ans confirmée

Verdit confirmé dans le meurtre de Boudry. La Cour pénale de Neuchâtel a condamné le septuagénaire ...
Drame de Boudry: peine de dix ans confirmée

La Cour pénale rejette l'appel du meurtrier de Boudry. Elle a confirmé la peine de dix ans de prison à l'encontre de l'homme qui a abatu sa femme d'une balle en pleine poitrine. Les juges n'ont pas retenu le meurtre passionnel

  

Verdit confirmé dans le meurtre de Boudry. La Cour pénale de Neuchâtel a condamné le septuagénaire à dix ans de prison pour avoir abattu sa femme d’une balle dans la poitrine en septembre 2015 alors qu’elle était chez son amant. Comme en 1re instance, les juges n’ont pas retenu le crime passionnel.

Pour la Cour pénale, le prévenu savait pertinemment que sa femme n’avait plus de sentiment pour lui. Les époux n’avaient plus de relations intimes et faisaient chambre à part depuis 2013. Le prévenu se doutait par ailleurs que sa femme avait un amant, raison pour laquelle il a placé une balise GPS sur sa voiture. Lorsqu’il a su que son épouse était à Boudry, il s’est muni d’une arme, l’a chargée et a pris des munitions en plus. Des faits pour lesquels il n’a pas pu fournir d’explications. Sur place, après un bref dialogue avec sa femme, il lui tire une balle dans la poitrine à une distance de 1,3 mètre à 1,7 mètre. Pour les juges, le prévenu, en tant que tireur avisé, savait qu’il ne laissait aucune chance à sa victime. Pour que la prévention de crime passionnel soit retenue, le meurtrier doit être en profond désarroi et subitement submergé par une émotion violente et immédiate. La cour admet une certaine souffrance du prévenu, mais pas à un point tel qu’il perde la maîtrise de lui-même. Quant à l’émotion violente, elle n’entre pas non plus en ligne de compte. Il n’a pas découvert ce soir-là que sa femme avait un amant, il s’en doutait depuis plusieurs mois. Il a agi de sang-froid quand il s’est muni d’une arme et des munitions. Par ailleurs, lors de son appel à la police, il était parfaitement maître de lui. Sa voix ne traduisait ni panique, ni état de choc, au contraire. Pour les juges, le prévenu n’a pas agi dans un acte désespéré, mais par orgueil et jalousie.

La Cour pénale a aussi retenu les menaces proférées à l’encontre de l’amant après le meurtre.

Les parties ont 30 jours pour recourir auprès du Tribunal fédéral.


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