Ouverture au monde et inquiétudes financières à l'Université

Une Université ouverte sur le monde. C'est le thème du Dies academicus qui s'est déroulé samedi ...
Ouverture au monde et inquiétudes financières à l'Université

L'Université a distribué 4 doctorats honoris causa à l'occasion du Dies academicus. L'Université a distribué 4 doctorats honoris causa à l'occasion du Dies academicus.

Une Université ouverte sur le monde. C'est le thème du Dies academicus qui s'est déroulé samedi matin. Plusieurs responsables de l'institution se sont succédés sur la scène de l'aula des Jeunes-Rives.

"Former des gens ouverts, pour rendre le monde plus ouvert". C'est une des missions évoquées par le nouveau recteur de l'Université de Neuchâtel. Kilian Stoffel a rappelé pourquoi l'ouverture au monde est importante pour l'institution, à une époque où le repli sur soi est un réflexe de plus en plus répandu. Le recteur est également revenu sur les mesures d'économies annoncées par l'Etat  En rappelant que chaque franc compte et en appelant les élus à soutenir la recherche, la formation et l'innovation. Il a évoqué plusieurs études qui démontrent, selon lui, l'efficacité économique de l'Université.

"L'Université en danger"

Antoine Grandjean, président du Conseil de l'Université, a fait part de ses inquiétudes. Il a salué la nouvelle loi sur l'Université, mais se demande comment celle-ci pourra accomplir sa mission ambitieuse si dans le même temps l'établissement voit sa subvention baisser de plusieurs millions. Il déplore ces coupes qui, selon lui, mettent en danger l'Université, dans un milieu de plus en plus concurrentiel. Antoine Grandjean a évoqué une vision politique qui se limite à la perspective budgétaire et un manque d'audace, et voit dans la jeunesse une solution. "Misons sur la formation", c'est le message qu'il a fait passer en terminant son discours.

"Il faut faire des choix"

C'était ensuite au tour de la conseillère d'Etat Monika Maire, en charge de la formation. En plaisantant, elle a commencé son discours en déclarant "je me demandais si j'allais venir sur scène ou si j'allais partir tout de suite". Elle a salué l'ouverture de l'Université et son travail, mais a également rappelé la situation financière difficile que connaît le canton. Elle a appelé à une approche réaliste, en rejetant fermement le discours consistant à dire "on doit faire des économies, mais pas chez nous, chez les autres". Pour Monika Maire, "il sera difficile voir impossible de maintenir l'ensemble de l'offre de formation que le canton propose. Des choix devront être fait pour assurer l'avenir de l'Université".

Le discours rafraîchissant de la représentante des étudiants et la musique de l'ensemble "Tétraflutes" ont bien tenté de détendre l'atmosphère, mais sans complètement réussir à dissiper l'immense nuage économique. Le Dies academicus devait tourner autour de l'ouverture au monde, mais les soucis financiers se sont bien invités à la fête.

Des doctorats honoris causa

L'Université a distribué 4 doctorats honoris causa à l'occasion du Dies academicus. Florence Aubry Girardin, juge au Tribunal fédéral, Pierre Pestieau, économiste, John Pickett, scientifique spécialisé dans la chimie et Caroline Alexandra van Eck, historienne de l'art enseignante à Oxford ont été récompensés pour leur travail. /cad

 


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