Recours dans le jugement des Perce-Neige

L’affaire d’escroquerie aux Perce-Neige se retrouve une nouvelle fois devant la justice. Ce ...
Recours dans le jugement des Perce-Neige

L’affaire d’escroquerie aux Perce-Neige se retrouve une nouvelle fois devant la justice. Ce n’est pas le principal prévenu, à l’époque des faits directeur administratif de la fondation, qui comparait devant la Cour pénale au Château de Neuchâtel mais les bénéficiaires de ses méfaits. Les deux prévenus, une femme qui vendait ses charmes et son père, avaient été acquittés en première instance. Ils n’étaient pas présents à l’audience ce mardi matin. La femme est au Maroc, sans domicile connu, et le père est décédé.

 

Savait-elle, ou ne savait-elle pas?

Lors de la première audience, en septembre 2012, la Cour a estimé que père et fille n’étaient pas au courant de l’escroquerie pour 1,25 million de francs, de l’ancien directeur administratif de la Fondation. Raison pour laquelle elle a prononcé l’acquittement. En revanche, la Cour a ordonné une créance compensatrice de 360'000 francs pour elle et 180'000 francs pour lui. Ce qui n’est pas du goût de la Fondation. Pour elle, il n’y a pas de doute. La prévenue, qui vendait ses charmes, ne pouvait pas ignorer que son amant avait recours à des moyens frauduleux pour lui donner tout cet argent. De plus, elle a menti à plusieurs reprises sur la provenance et le montant des sommes reçues. Argent qu’elle a ensuite versé en partie à son père domicilié au Maroc. Pour la Fondation, il est immoral que cette femme et les héritiers de son père puissent profiter des biens acquis de manière frauduleuse. Elle demande à la Cour pénale de condamner les deux prévenus. Ou, au moins, augmenter les créances compensatrices à 500'000 francs pour la fille et 300'000 pour les héritiers du père.

Pour l’avocate de la belle, sa cliente ignorait tous des magouilles de son amant. Elle demande à la Cour de confirmer le premier jugement.

L’avocat des héritiers du père a aussi fait appel du jugement. Il relève que ses clients n’ont pas acquis leur bien de manière frauduleuse mais par héritage. Il écarte de ce fait toutes créances compensatrices.

Chose rare, le procureur se rallie entièrement au jugement de première instance et propose de rejeter les deux appels.

Le directeur administratif de la Fondation des Perce-Neige avait été condamné en première instance à trois ans de prison dont 9 mois ferme pour escroquerie et abus de confiance. Il n’a pas fait appel.

Le jugement de la Cour pénal sera rendu mercredi en fin de matinée. /sma


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