Vendredi à 17h, les gens du voyage étrangers seront toujours sur le champ privé près du village de Fontaines à Val-de-Ruz. C'est du moins ce qu'ils annoncent. La cinquantaine de caravanes qui campe sur le terrain d'un paysan depuis le 24 juin avait l’autorisation de rester jusqu’au 15 juillet. A la suite d'une naissance dans la communauté, les gitans ont demandé un délai d'une semaine au propriétaire. Dos au mur, il a accepté, leur laissant jusqu’à vendredi 17h pour plier bagages. Les gens du voyage ne comptent pas partir comme convenu.
Des discours flous et contradictoires
Carlos Vados, porte-parole de la communauté, explique cette décision pour deux raisons: « on doit attendre la visite de l'infirmière, ce soir. Elle doit venir vérifier que l'état de la mère et du nouveau-né sont stable. Et puis, il y a la météo. Elle n'est pas favorable à un déplacement en caravane. On a peur de faire un accident ». Il assure tout de même qu'ils « partiront samedi en fin d'après-midi quoi qu'il arrive ». La femme de Carlos Vados tient quant à elle un tout autre discours. Elle confie que le groupe prévoit de partir dimanche, « car il y aura moins de monde sur la route ». Peu après, la doyenne du camp avoue que les hommes ont l'intention de demander une nouvelle rallonge au propriétaire. « Ça serait super si on pouvait rester jusqu'au dimanche d'après. » Ce qui reviendrait au dimanche 31 juillet.
Plainte déposée
Le paysan, de son côté, désespère de voir partir les gitans. Il a d'ailleurs déposé une plainte pénale, jeudi après-midi, pour dommage à la propriété. Son objectif : leur mettre la pression, mais les gens du voyage ne semblent pas impressionnés. Lorsque la question de leur réaction lui est posé, il annonce : « Ils en rigolent. Ils n'écoutent pas et font semblant de ne pas savoir. » S'il avait initialement prévu d'entamer une démarche civile, la lenteur du processus pouvant prendre plusieurs mois l'a rapidement découragée. Pour le moment, il avoue ne plus savoir quoi faire. \lhu








