Washington soupçonne Damas d'attaque chimique, menace de riposter

Les Etats-Unis ont fait état mardi d''indications' selon lesquelles le régime de Bachar al-Assad ...
Washington soupçonne Damas d'attaque chimique, menace de riposter

Syrie:

Photo: KEYSTONE/EPA SANA/SANA HANDOUT

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé mercredi ne pas détenir de 'preuves' suffisantes d'une attaque chimique présumée dans le nord-ouest de la Syrie. Celle-ci aurait été menée dimanche par le régime syrien, selon Washington.

Le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, a accusé dimanche via son organe de propagande Eba, les forces gouvernementales syriennes d'avoir lancé une attaque au chlore contre ses combattants dans le nord de la province côtière de Lattaquié.

'Nous n'avons aucune preuve de l'attaque', a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays. 'Nous n'avons documenté aucune attaque chimique dans les montagnes de Lattaquié', a-t-il assuré.

Les Etats-Unis ont fait état mardi d''indications' selon lesquelles le régime de Bachar al-Assad aurait mené une nouvelle 'attaque' chimique en Syrie, le 19 mai. Ils ont menacé Damas de représailles.

'Nous sommes encore en train de recueillir des informations sur cet incident mais nous réitérons notre avertissement, si le régime Assad utilise des armes chimiques, les Etats-Unis et nos alliés répondront rapidement et de manière appropriée', a déclaré Morgan Ortagus, porte-parole de la diplomatie américaine.

Affaire 'fabriquée'

Les secouristes bénévoles syriens connus sous le nom de Casques Blancs ont fait état par le passé de plusieurs attaques chimiques en Syrie contre les zones insurgées. Ils ont indiqué à l'AFP qu'ils ne disposaient 'pour l'instant d'aucune information sur cette attaque' présumée.

L'armée syrienne a de son côté démenti dimanche l'information, affirmant qu'il s'agissait d'une affaire 'fabriquée', a déclaré une source militaire citée par le quotidien pro-étatique al-Watan.

Selon le directeur de l'OSDH, seuls les djihadistes étaient présents dans le secteur de l'attaque présumée, rendant presque impossible une confirmation objective de l'incident. 'Il n'y avait pas de civils dans la région', a-t-il assuré.

La Syrie a été le théâtre de plusieurs attaques chimiques depuis le début de la guerre en 2011. Certaines d'entre elles ont été confirmées par l'ONU.

/ATS
 

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