Trump défend sa réaction après Charlottesville

Donald Trump a défendu avec vigueur mardi soir sa réaction après les incidents de Charlottesville ...
Trump défend sa réaction après Charlottesville

Trump défend sa réaction après Charlottesville

Photo: Keystone

Donald Trump a défendu avec vigueur mardi soir sa réaction après les incidents de Charlottesville, lors d'un discours devant des milliers de partisans enthousiastes à Phoenix. Il a aussi lancé de nouvelles salves contre les médias et les élites.

Face à un parterre galvanisé scandant 'USA! USA!', le président étasunien s'est offert un bain de foule et a passé les trois quarts de son discours à épingler les médias, les élites et 'Washington', comme aux belles heures de sa campagne. Une poignée de protestataires s'étaient glissés dans la foule, vite escortés vers la sortie.

Le milliardaire populiste a répété que 'notre mouvement est fondé sur l'amour pour les Américains, pour les laissés pour compte, pour chaque enfant américain qui mérite une chance de réaliser ses rêves...' avant d'embrayer sur les suites des événements de Charlottesville, qui 'ont touché l'Amérique en plein coeur'.

'Contre la haine'

'J'ai parlé avec force contre la haine et l'intolérance quand j'ai appris les événements', survenus il y a dix jours dans cette ville de Virginie lors d'un rassemblement de groupes d'extrême droite, notamment des néonazis et des suprémacistes blancs.

Des violences avaient éclaté entre militants d'extrême droite et contre-manifestants. Une jeune manifestante avait été tuée lorsqu'un sympathisant nazi avait foncé dans la foule avec sa voiture.

Raillant les médias qui l'ont accusé d'avoir réagi trop tardivement ou de ne pas avoir suffisamment condamné l'auteur du meurtre, M. Trump a lancé: 'Voici ma déclaration: le conducteur de la voiture est une personne horrible'.

Déplorant ceux qui veulent 'effacer notre histoire et notre culture' en enlevant les statues de héros confédérés, il s'est toutefois gardé d'évoquer la violence 'des deux côtés', formule qui avait enflammé les esprits et été interprétée par beaucoup, y compris dans les rangs des Républicains, comme créant une équivalence entre les contre-manifestants et les néonazis.

Médias hués

Donald Trump a ensuite passé une vingtaine de minutes à s'en prendre aux médias, qu'il a fait abondamment huer.

'Il est temps de faire admettre aux médias leur responsabilité pour les divisions qu'ils génèrent', a déclaré, avant d'attaquer ses cibles favorites: CNN, le New York Times, le Washington Post, et de faire applaudir la chaîne conservatrice Fox News.

Le magnat de l'immobilier a ensuite ironisé sur le nombre des opposants qui manifestaient en bas du centre de conventions de Phoenix où se tenait son rassemblement, et qui criaient 'Honte! honte! honte!' ou tenaient des pancartes assimilant Donald Trump à Hitler ou aux nazis.

Quelques centaines de manifestants étaient initialement présents, mais leur nombre a ensuite gonflé pour atteindre plusieurs milliers, selon un correspondant de l'AFP. Contrairement à Charlottesville, le face-à-face n'a pas dégénéré en affrontements violents.

Immigration ciblée

Donald Trump a embrayé sur les emplois, l'antidote aux tensions raciales selon lui, assurant qu'un million d'emplois ont été créés depuis son entrée à la Maison Blanche et que l'immigration mettait 'une incroyable pression sur les familles (d'Américains) qui travaillent'.

L'Arizona, l'Etat frontalier tout au sud des Etats-Unis où se trouve Phoenix, 'connaît les conséquences mortelles et si tristes de l'immigration illégale, les vies perdues à cause de la drogue, des cartels, des gangs'.

Donald Trump a toutefois évité une annonce qui aurait pu mettre le feu aux poudres après Charlottesville: une grâce présidentielle pour l'ex-shériff du comté de Maricopa où se trouve Phoenix, Joe Arpaio, condamné pour avoir enfreint un jugement fédéral en pourchassant excessivement les sans-papiers. Il a cependant laisssé entendre que ce pardon n'était que partie remise.

/ATS
 

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