Roumanie: revers pour le gouvernement de gauche aux européennes

Les pro-européens de centre droit sont arrivés en tête aux élections européennes dimanche en ...
Roumanie: revers pour le gouvernement de gauche aux européennes

Les pro-européens de centre droit sont arrivés en tête aux élections européennes dimanche en Roumanie. Il infligent un sérieux revers au gouvernement de gauche critiqué par Bruxelles pour ses réformes de la justice, selon un sondage à la sortie des bureaux de vote.

Les conservateurs du Parti national libéral (PNL, opposition) et les centristes de l'alliance USR-PLUS ont obtenu ensemble près de 50% des voix, devant le parti social-démocrate (PSD) au pouvoir qui a recueilli 25,8% des suffrages, selon ce sondage réalisé par l'institut CURS-Avangarde.

'Nous ne nous réjouissons pas de ce vote', a déclaré, amer, Liviu Dragnea, chef du PSD et véritable homme fort de la majorité au pouvoir.

Cette figure controversée de la politique roumaine a par ailleurs créé la surprise en annonçant qu'il ne se présenterait pas contre le chef de l'Etat de centre droit Klaus Iohannis à l'élection présidentielle prévue fin 2019, contrairement à ce qu'il laissait entendre depuis des mois.

Aux élections européennes de 2014, le PSD avait recueilli 37,6% des voix et obtenu la moitié des 32 sièges à pourvoir. Depuis son retour au pouvoir en 2016, les sociaux-démocrates n'ont eu de cesse de muscler leur rhétorique souverainiste et eurosceptique.

'Le gouvernement doit partir'

'Le gouvernement formé par le PSD doit partir', a lancé dimanche soir le président Klaus Iohannis, issu du PNL, se félicitant du vote des Roumains 'en faveur d'une Roumanie européenne'.

Le PSD a enregistré un second revers dimanche: le référendum convoqué par M. Iohannis en soutien à la lutte anticorruption et contre les reformes judiciaires de la gauche a atteint le quorum requis pour être validé. Les analystes pronostiquent là encore une défaite de la majorité.

Les sociaux-démocrates et leurs petit allié Alde avaient plus ou moins ouvertement appelé au boycott de cette consultation, espérant un échec qui affaiblisse les chances de M. Iohannis d'obtenir un second mandat de président.

/ATS
 

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